Le président du Parlement libanais Nabih Berry. Photo d'archives Reuters
Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a reporté sine die lundi la séance du Parlement consacrée à l'interprétation de l’article 95 de la Constitution sur la parité au sein de l’administration, six jours après le report d'une séance législative, prévue mardi dernier, sous la pression de la rue mobilisée depuis 40 jours contre la classe dirigeante.
Mardi dernier, sous la pression d'une rue décidée à ne rien lâcher, la séance du Parlement qui était prévue place de l’Étoile a été reportée sine die, faute de quorum. Les députés devaient élire les membres des commissions parlementaires, puis examiner plusieurs lois censées lutter contre la corruption ainsi qu'une loi d'amnistie générale controversée.
Le chef de l’État Michel Aoun avait, dans un premier temps, refusé de signer le budget de 2019 tel qu’adopté par le Parlement, en raison de l’alinéa controversé de l’article 80 de la loi des finances qui exempte les lauréats (en grande majorité musulmans) du concours de la fonction publique des effets de la loi gelant les recrutements dans l’administration. Le chef de l’État avait fini par signer le budget, mais avait adressé une lettre à la présidence du Parlement pour réclamer une convocation de la Chambre, afin d’interpréter l’article 95 de la Constitution.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine