Le chef du parti Kataëb, le député Samy Gemayel. Photo d'archives L'Orient-Le Jour
Le chef des Kataëb, Samy Gemayel, a réclamé mercredi que le chef de l'Etat, Michel Aoun, mène les consultations parlementaires "le plus rapidement possible" à la suite de la démission du Premier ministre pour que soit nommé un chef de gouvernement neutre et sans affiliation partisane, soulignant que le départ de Saad Hariri ne marque pas "la fin du combat" que mènent depuis le 17 octobre les Libanais.
Lors d'une conférence de presse au siège de son parti à Beyrouth, le leader des Kataëb a qualifié la démission du chef du gouvernement de "victoire pour l'avenir du Liban, pour les femmes libanaises et pour l'armée libanaise". Il s'agit également d'une "victoire pour tous les jeunes, de toutes les confessions, qui sont descendus dans la rue, brandissant le drapeau libanais, mettant en avant leur appartenance libanaise avant tout autre appartenance communautaire et partisane". "La plus grande victoire de cette révolution, c'est la création d'une citoyenneté libanaise", a encore déclaré M. Gemayel. Il a dans ce contexte salué "le pacifisme et la civilité" de cette révolte.
Samy Gemayel a souligné que la démission de Saad Hariri "ne peut pas être considérée comme la fin du combat".
Le chef des Kataëb a par ailleurs réclamé que les consultations parlementaires aient lieu "le plus rapidement possible, aujourd'hui ou demain", afin que soit nommé un Premier ministre "neutre et sans affiliation partisane". Il a appelé à ce que le futur gouvernement soit composé d'experts et à la tenue d'élections anticipées d'ici le mois de mars prochain.
Enfin, il a invité à ce qu'après la tenue de ces législatives, "les réformes nécessaires soient adoptées", évoquant notamment la loi pour la récupération des fonds pillés, présentée au Parlement en 2017 par son parti, et la loi sur la levée du secret bancaire pour tous les responsables politiques et toutes les personnes passant des contrats avec l'Etat libanais.


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