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Dernières Infos - Liban

Qabr Chmoun : Joumblatt dénonce des "arrestations dans un seul camp"

Le leader druze libanais Walid Joumblatt. Photo Ani

Le leader druze libanais Walid Joumblatt s'est insurgé jeudi contre le fait que les arrestations dans le cadre de l'enquête sur les incidents de Bassatine, près de Qabr Chmoun, dans la région de Aley, le 30 juin dernier, ne sont effectués que dans le camp du Parti socialiste progressiste qu'il dirige.

"Il y a une solution pour les drones, mais quelle est la partie dans cette République qui continue d'emprisonner des personnes issues d'un seul camp après les incidents de Bassatine, en violation de l'esprit de réconciliation ?", s'est interrogé M. Joumblatt sur son compte Twitter.

"Et quel est le camp qui légitime le retour des agents de l'armée de Lahd qui ont commis des crimes contre les habitants du Liban-Sud et de Khiam ?", a-t-il poursuivi, en référence à Amer Fakhoury, le geôlier de la prison de Khiam qui, selon le quotidien Al-Akhbar, proche du Hezbollah, serait revenu au Liban ces derniers jours. Selon la chaîne locale LBCI, il est interrogé depuis deux jours par la Sûreté générale. Plusieurs milliers de Libanais, gravitant dans l'orbite de la milice pro-israélienne d’Antoine Lahd, ont fui le Liban pour Israël en mai 2000, avec le retrait israélien du Liban-Sud.

Et Joumbatt de conclure : "Il ne manquerait plus que l'on érige un monument en hommage à Rustom Ghazalé", en référence à l’ancien chef des services de renseignements syriens au Liban, décédé en 2015.

Lundi, le juge d'instruction militaire, Marcel Bassil, avait émis un cinquième mandat d'arrêt contre un partisan du parti de M. Joumblatt, dans le cadre de l’enquête sur les incidents de Qabr Chmoun, ayant opposé militants du PSP et partisans du Parti démocrate libanais, du rival de M. Joumblatt, l’émir Talal Arslane. Deux membres du parti de ce dernier, qui faisaient partie d'un convoi du ministre d'Etat pour les Affaires des réfugiés, Saleh Gharib, avaient été tués. Les tensions dans la Montagne étaient intervenues au moment où le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, effectuait une tournée partisane dans le caza de Aley. L'incident avait été clos lors d'une réconciliation, un mois plus tard, entre les deux leaders druzes, sous le parrainage du chef de l'Etat, Michel Aoun, au palais présidentiel de Baabda.

M. Arslane a répondu au tweet de son rival druze sur les incidents de Qabr Chmoun. "Un tweet écrit aujourd'hui suggère qu'il y aurait un recul dans les décisions prises à Baabda. Ceci ne serait dans l'intérêt de personne, et irait à l'encontre du rétablissement de la sécurité et de la tranquillité des habitants de la Montagne", a écrit le chef du PDL. "De notre côté, nous sommes résolus d'appliquer toutes les décisions. Nous n'accepterons pas de brader le sang des deux martyrs, Samer Abi Faraj et Rami Salman. Nous assurons à tous que nous ne couvrons plus aucun individu impliqué dans les incidents de Qabr Chmoun", a-t-il conclu.


Le leader druze libanais Walid Joumblatt s'est insurgé jeudi contre le fait que les arrestations dans le cadre de l'enquête sur les incidents de Bassatine, près de Qabr Chmoun, dans la région de Aley, le 30 juin dernier, ne sont effectués que dans le camp du Parti socialiste progressiste qu'il dirige."Il y a une solution pour les drones, mais quelle est la partie dans cette République qui continue d'emprisonner des personnes issues d'un seul camp après les incidents de Bassatine, en violation de l'esprit de réconciliation ?", s'est interrogé M. Joumblatt sur son compte Twitter."Et quel est le camp qui légitime le retour des agents de l'armée de Lahd qui ont commis des crimes contre les habitants du Liban-Sud et de Khiam ?", a-t-il poursuivi, en référence à Amer Fakhoury, le geôlier de la prison de Khiam qui, selon le...