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Première consécration d'un évêque en Chine depuis l'accord avec le Vatican



Des chrétiens chinois célèbrent Noël dans une église catholique de Pékin, le 25 décembre 2012. Photo d'archives AFP PHOTO / WANG ZHAO

Un premier évêque a été consacré en Chine depuis la conclusion de l'accord historique passé l'an dernier entre Pékin et le Saint-Siège, ont annoncé le Vatican et l'Eglise catholique affiliée au régime communiste.

Après la rupture entre la Chine et le Saint-Siège dans les années 1950, les quelque 12 millions de catholiques chinois sont divisés entre une Eglise officielle, contrôlée par Pékin, et une Eglise clandestine, fidèle à Rome.

Le Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir se méfie des organisations, notamment religieuses, pouvant menacer son autorité. Il a ainsi créé des associations étatiques auxquelles doivent s'affilier les religions reconnues: protestantisme, catholicisme, bouddhisme, taoïsme et islam.

L'Association patriotique catholique de Chine, l'Eglise officielle, a ainsi annoncé l'ordination lundi de Mgr Antonio Yao Shun, 54 ans, dans le diocèse d'Oulanqab, en Mongolie-Intérieure (nord de la Chine).
Matteo Bruni, du Bureau de presse du Saint-Siège, a précisé mardi soir dans un communiqué que la consécration était "la première à avoir lieu dans le cadre de l'Accord provisoire entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine".

En septembre 2018, Pékin et le Vatican ont signé un accord sur l'épineuse question de la nomination des évêques, qui donne au pape un droit de regard sur les candidats soumis par l'Association patriotique. Le pape François a accepté à cette occasion de reconnaître la nomination de sept évêques désignés sans son accord par le gouvernement chinois. La question des évêques reconnus par Rome mais pas par Pékin n'a toutefois pas été réglée.
Selon le quotidien chinois Global Times, l'Eglise locale est confrontée à une pénurie d'évêques, qui devrait s'aggraver avec le départ en retraite attendu de nombre d'entre eux. Un tiers des 98 diocèses du pays n'ont pas d'évêque à leur tête, selon le quotidien de langue anglaise.

D'après la presse chinoise, un autre évêque chinois pourrait être consacré ce mercredi. L'information n'a toutefois pas été confirmée par le Saint-Siège.

"La consécration du père Yao Shun est une bonne nouvelle pour le Vatican", souligne Ian Johnson, auteur de livres sur la religion en Chine, où il est installé depuis plus de 20 ans. Mgr Antonio Yao Shun "est quelqu'un qu'ils voulaient nommer et Pékin a donné son feu vert. Cela montre que l'accord (entre la Chine et le Saint-Siège) n'est pas à sens unique, contrairement à ce que laissent entendre certains critiques du pape".

Malgré l'accord de 2018, les relations entre Rome et Pékin ne sont pas entièrement au beau fixe. En juin, le Vatican a appelé la Chine à ne pas intimider les catholiques qui choisissent encore de prier dans des églises clandestines. Le Vatican est par ailleurs le seul allié diplomatique européen de Taïwan, qui est considéré par la Chine comme une province séparatiste en attente de réunification. 

Un premier évêque a été consacré en Chine depuis la conclusion de l'accord historique passé l'an dernier entre Pékin et le Saint-Siège, ont annoncé le Vatican et l'Eglise catholique affiliée au régime communiste.
Après la rupture entre la Chine et le Saint-Siège dans les années 1950, les quelque 12 millions de catholiques chinois sont divisés entre une Eglise officielle, contrôlée par Pékin, et une Eglise clandestine, fidèle à Rome.Le Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir se méfie des organisations, notamment religieuses, pouvant menacer son autorité. Il a ainsi créé des associations étatiques auxquelles doivent s'affilier les religions reconnues: protestantisme, catholicisme, bouddhisme, taoïsme et islam.
L'Association patriotique catholique de Chine, l'Eglise officielle, a ainsi annoncé l'ordination...