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Berlin réclame la libération des manifestants arrêtés à Moscou



Des policiers anti-émeute russes détenant un manifestant, à Moscou, le 27 juillet 2019. Photo AFP / Kirill KUDRYAVTSEV

L'Allemagne a appelé lundi la Russie à libérer sans tarder les plus de 1.000 manifestants arrêtés à Moscou pendant le week-end et a dénoncé l'usage "disproportionné" de la force par les policiers russes.

"Le gouvernement allemand attend la libération rapide des personnes arrêtées", a dit lors d'un point presse une porte-parole d'Angela Merkel, Ulrike Demmer, rappelant Moscou à ses obligations en matière de respect des "libertés de rassemblement et d'expression". L'Allemagne "a pris connaissance, avec une grande inquiétude, de la dureté disproportionnée de l'intervention policière", a-t-elle ajouté.

Elle n'a cependant pas fait référence à l'opposant numéro un au président Vladimir Poutine, Alexeï Navalny, hospitalisé dimanche depuis sa cellule de prison, et qui selon son médecin personnel semble avoir été victime d'un "agent toxique". Il avait été renvoyé en prison mercredi, à quelques jours du rassemblement samedi de l'opposition pour des élections libres, qui s'est soldé par près de 1.400 arrestations à Moscou, selon une ONG spécialisée dans le suivi des manifestations. La police avait fait état elle de 1.074 arrestations "pour des infractions diverses".

L'opposition russe dénonce le rejet des candidatures indépendantes en vue des élections locales du 8 septembre. La manifestation de samedi, devant la mairie de Moscou, intervenait après un rassemblement ayant réuni 22.000 personnes le dimanche précédent, du jamais vu depuis la contestation de 2012.

L'Allemagne a appelé lundi la Russie à libérer sans tarder les plus de 1.000 manifestants arrêtés à Moscou pendant le week-end et a dénoncé l'usage "disproportionné" de la force par les policiers russes.
"Le gouvernement allemand attend la libération rapide des personnes arrêtées", a dit lors d'un point presse une porte-parole d'Angela Merkel, Ulrike Demmer, rappelant Moscou à ses obligations en matière de respect des "libertés de rassemblement et d'expression". L'Allemagne "a pris connaissance, avec une grande inquiétude, de la dureté disproportionnée de l'intervention policière", a-t-elle ajouté. Elle n'a cependant pas fait référence à l'opposant numéro un au président Vladimir Poutine, Alexeï Navalny, hospitalisé dimanche depuis sa cellule de prison, et qui selon son médecin personnel semble avoir été...