Le secrétaire d’État adjoint américain David Satterfield (c), qui mène la médiation entre le Liban et Israël sur la question des frontières terrestres et maritimes entre les deux pays, a été reçu mardi par le ministre libanais des Affaires étrangères, Gebran Bassil. Photo tirée du compte Twitter de ce dernier.
Le secrétaire d’État adjoint américain David Satterfield, qui mène la médiation entre le Liban et Israël sur la question des frontières terrestres et maritimes entre les deux pays, a été reçu mardi par le ministre libanais des Affaires étrangères, Gebran Bassil.
Selon la chaîne locale LBCI, il y a une convergence de points de vue entre les deux hommes sur la nécessité de trouver une solution appropriée le plus rapidement possible sur le dossier des frontières, tout en préservant en premier lieu les intérêts pétroliers du Liban. Toujours selon cette source, M. Satterfield a détaillé à son hôte les détails de sa médiation aux Etats-Unis, ainsi qu'en Israël.
Avant son entretien avec M. Bassil, le responsable américain s'était entretenu avec le ministre de la Défense, Elias Bou Saab. Il devait encore être reçu par le Premier ministre Saad Hariri et le président du Parlement Nabih Berry.
Le Liban a signé en 2018 son premier contrat d'exploration pour deux blocs avec un consortium alliant le français Total, l'italien ENI et le russe Novatek. Les travaux dans le bloc 4 doivent débuter en décembre. En avril, Beyrouth a lancé un deuxième appel d'offres pour l'exploration de cinq nouveaux blocs, avec comme date butoir janvier 2020. En attendant, le Liban doit notamment résoudre des différends sur la démarcation des frontières maritimes avec ses voisins. Une partie du bloc 9, où des travaux de forage doivent débuter en mai 2020, se trouve dans une zone maritime disputée avec Israël, pays avec lequel le Liban est techniquement en état de guerre. Total a cependant indiqué que la dispute frontalière concernait "moins de 8% de la surface du bloc".
M. Satterfield fait dans ce contexte la navette entre le Liban et Israël pour mener une médiation entre les deux pays sur leur contentieux frontalier. Il est censé avoir une réponse israélienne sur les conditions libanaises désormais connues : celle de la concomitance entre les deux volets des frontières terrestres et maritimes (les Israéliens penchaient pour une délimitation des seules frontières maritimes dans un premier temps) et celle du refus d’un délai de six mois imposé pour cette opération.


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