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À Paris, le Liban francophone avec des auteurs et de la musique

Événement

La littérature, la musique et le patrimoine libanais au centre de la 1re édition de ces rencontres.

N. F. | OLJ
15/05/2019

La pluie qui n’a cessé de s’abattre sur Paris en ce samedi 11 mai n’a pas empêché les amoureux du livre et de la francophonie de venir nombreux à la découverte du premier « Liban francophone : auteurs et livres », organisé à la mairie du 16e arrondissement par l’association Nation Initiative. Une rencontre littéraire et culturelle qui s’est voulue un pont entre le pays du Cèdre, « interculturel, pluraliste et où le vivre-ensemble passe par la langue française », et la France, afin de montrer « l’image du Liban de la culture et de la connaissance ». Une occasion de « réunir Libanais et Français autour de la vieille amitié franco-libanaise, à travers la culture, la lecture et l’écriture », comme le souligne Nadine Garabédian, présidente de Nation Initiative et organisatrice du Salon.

Devant un public attentif et intéressé, les auteurs, en provenance du Liban ou installés en France, se sont succédé sur scène pour présenter leurs ouvrages. Yasmine Ghata, lauréate du prix de la découverte Prince Pierre de Monaco, du prix Cavour (Italie), du prix Kadmos (Liban) et du Prix des lecteurs d’Herblay en 2005, a présenté son dernier ouvrage Le calame noir, aux éditions Robert Laffont. Yasmine Khlat, lauréate du prix des Cinq continents de la francophonie en 2001, a dévoilé les coulisses de son roman Égypte 51, publié aux éditions Elyzad. Notre collaboratrice Roula Azar Douglas, écrivaine et chercheuse en sciences de l’information et de la communication, est revenue sur la genèse de son roman Le jour où le soleil ne s’est pas levé, présélectionné par l’Académie Hors Concours pour son prix éponyme, avant de lire un extrait de cet ouvrage publié aux éditions Noir, Blanc, etc. en novembre passé. Pour sa part, Lévon Nordiguian, archéologue libanais, spécialiste des époques romaine et médiévale et directeur du Musée de préhistoire libanaise à l’USJ, a présenté Les Arméniens du Liban : cent ans de présence, ouvrage historique réalisé par une trentaine de chercheurs sous la direction de Christine Babikian Assaf, Carla Eddé, Lévon Nordiguian et Vahé Tachjian, et publié aux Presses de l’Université Saint-Joseph, suivi par un témoignage de Sanahine Kassabian, jeune auteure en charge du développement et du pilotage de nouveaux partenariats à la maison d’édition juridique LexisNexis qui a contribué à l’ouvrage. Quant à Eddy Choueiry, farouche défenseur du patrimoine libanais, il a présenté plusieurs de ses publications dont Maisons et saisons, 240 pages tout en couleur du paysage libanais que l’on voit de plus en plus envahi par le béton ; et Joumana Timery, auteure, chercheuse sur le patrimoine et présidente de l’Association pour la sauvegarde du patrimoine de Tripoli, a exposé avec passion et clarté l’urgence et la nécessité de sauvegarder le patrimoine libanais dans tous ses aspects. « Les auteur(e)s épris de la langue de Molière ont pu, au travers de leurs ouvrages, raconter dans les moindres détails des émotions, des moments, des sentiments qui ne sont que le reflet de leur vécu… » poursuit Mme Garabédian.

Une première édition marquée par l’excellente performance musicale de deux compositeurs d’origine libanaise, Ayad Khalifé (pianiste) et Sary Khalifé (violoncelliste), et du musicien batteur David Paycha. Un choix réussi de la part des organisateurs. « Nous voulions quelque chose de nouveau, de différent de la musique actuelle. Une musique qui voyage entre l’Occident et l’Orient. Ibrahim Maalouf nous a mis en contact avec ces deux génies de la musique. Une musique qui va joindre deux mondes opposés par des rythmes mêlant le jazz, la musique classique et la musique traditionnelle orientale, alternant entre la pure tradition orientale et la rigueur de la musique savante occidentale. Avec leur nouvel album Soobia, Ayad et Sary, ont pu harmoniser le réel avec une création musicale unique qui mélange musique et images dans un même élan », note encore Nadine Garabédian.

Rappelons que l’association Nation Initiative vise entre autres à revaloriser le français dans les écoles publiques au Liban. Son objectif est de « lutter contre les inégalités face à l’école privée, favoriser les apprentissages durables et plus solides, développer les nouvelles technologies au sein des écoles, valoriser la lecture et édifier des bibliothèques pour les enfants dans les établissements publics afin qu’ils puissent consolider la langue française au même titre que les autres langues », conclut Nadine Garabédian.

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