Photo AFP / MEHR NEWS / MAJID ASGARIPOUR
L'annonce mercredi par l'Iran qu'il cesserait de limiter ses réserves d'eau lourde et d'uranium enrichi tel qu'il s'y était engagé dans l'accord nucléaire conclu à Vienne en 2015 n'est pas de nature à changer le régime des inspections menées par l'AIEA dans ce pays.
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), un organe de l'ONU basé à Vienne, est chargé de superviser l'application de l'accord par Téhéran à l'aide d'importants moyens techniques et humains sur le terrain.
Ce régime d'inspections est essentiellement régi par le Protocole additionnel au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), protocole auquel Téhéran a accepté de souscrire à nouveau dans le cadre de l'accord, après en être sorti en 2006.
Tant que la République islamique ne revient pas sur ce protocole, la latitude d'inspection des experts de l'AIEA reste inchangée, selon le texte.
L'Iran "reste soumis aux inspections de l'AIEA" et "tout le monde saura exactement ce qui se passe", souligne Robert Kelley, de l'Institut international de Stockholm pour la recherche sur la paix (Sipri). "L'AIEA pourra suivre chaque évolution, jour après jour", relève-t-il auprès de l'AFP.
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a jusqu'à présent toujours attesté que Téhéran respectait ses engagements aux termes de l'accord.
Concernant ses stocks, l'Iran avait accepté de limiter son stock d'eau lourde à 130 tonnes maximum, et ses réserves d'uranium enrichi (UF6) à 300 kg.


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