Le président français, Emmanuel Macron. Photo Michel Euler/Pool via Reuters
"Soit l'accord négocié avec les 27 trouve une majorité au Parlement britannique d'ici le 29 mars, soit on sera dans une situation de 'no deal' (pas d'accord)", a commenté l'Elysée, à deux jours du dernier sommet européen avant la date prévue du Brexit.
"Si le Royaume-Uni présente une demande d'extension, ce ne peut être accepté qu'en cas d'accord majoritaire" à Londres sur une "nouveauté sérieuse" qui préservera les intérêts de l'UE, a précisé l'Elysée.
"Une demande d'extension du Royaume-Uni, elle devrait avoir une justification sur deux critères : y a-t-il une stratégie britannique susceptible de rassembler une majorité au Parlement? Et quel impact cela aurait-il sur l'UE et son fonctionnement?", a ajouté Paris.
"Pour le président de la République (Emmanuel Macron), l'intérêt de l'UE passera au-dessus de tout. On entend ici et là que le Royaume-Uni pourrait rester 12, 18, 24 mois autour de la table. Mais il faut voir les implications de ce scénario. Cela impliquerait des élections européennes au Royaume-Uni (fin mai), un Commissaire britannique et la capacité de Londres à participer à toutes les décisions, même celles qui engagent l'UE à long terme, comme le budget", a averti la présidence française, qui n'écarte pas en revanche une extension purement "technique".
"Une extension ne se substitue en aucun cas à un plan. Si Londres ne propose pas de plan, il n'y a pas de raison d'une extension longue, car quelle garantie pour l'UE qu'un Etat sortant ne bloquera pas le fonctionnement de l'UE?", a conclu l'Elysée.
Le sommet de jeudi et vendredi à Bruxelles devrait, comme lors des derniers som


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