Des étudiants algériens faisant face à des policiers anti-émeutes, à Alger, le 5 mars 2019. Photo AFP / RYAD KRAMDI
Les autorités algériennes ont suspendu vendredi le trafic ferroviaire et fermé le métro à Alger en prévision d'importantes manifestations prévues dans la capitale pour protester contre la décision du président Abdelaziz Bouteflika de briguer un cinquième mandat consécutif.
La contestation qui entre dans sa troisième semaine est la plus large contestation de l'autorité du dirigeant algérien, âgé de 82 ans, au pouvoir depuis 1999.
Des dizaines de milliers d'Algériens, lassés de la domination de la vie politique par les vétérans de la guerre d'indépendance contre le France, réclament le départ de Bouteflika.
Ce dernier, victime d'un AVC en 2013, est apparu affaibli au cours de son quatrième mandat. Il se trouverait dans un hôpital de Genève pour ce que le pouvoir présente comme des examens de routine.
Le chef de l'Etat sortant n'a pas été en mesure de se présenter en personne devant le Conseil constitutionnel pour déposer sa candidature.
Les manifestations prévues en ce jour traditionnel de prière devraient débuter dans l'après-midi.
Jeudi, Bouteflika a mis en garde les manifestants contre le risque de chaos qui pourrait déstabiliser le pays.
Le front qui soutient traditionnellement le pouvoir depuis l'indépendance a paru se fissurer mercredi avec le soutien apporté aux manifestants par les anciens combattants algériens de l'Organisation nationale des Moudjahidines.
La contestation qui entre dans sa troisième semaine est la plus large contestation de l'autorité du dirigeant algérien, âgé de 82 ans, au pouvoir depuis 1999.
Des dizaines de milliers d'Algériens, lassés de la domination de la vie politique par les vétérans de la guerre d'indépendance contre le France, réclament le départ de Bouteflika.
Ce dernier, victime d'un AVC en 2013, est apparu affaibli au cours de son quatrième mandat. Il se trouverait dans un hôpital de Genève pour ce que le pouvoir présente comme des examens de routine.
Le...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine