Le fils du Libanais Nizar Zakka, Omar Zakka, témoignant au Congrès US. Photo Ani
Le fils du Libanais Nizar Zakka, emprisonné en Iran depuis septembre 2015, a estimé dans un témoignage au Congrès américaine que la situation de son père devait être réglée par "une solution internationale", appelant Washginton à "prendre toute les dispositions légales et diplomatiques" pour libérer les prisonniers arbitraires en Iran.
"Le dossier de mon père et d'autres qui sont dans le même cas nécessite une solution internationale avec la participation de tous les pays qui peuvent y contribuer, dont le Liban", a déclaré Omar Zakka, selon un communiqué publié par la famille de M; Zakka dans la journée.
Mardi, le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l'homme en Iran, Javaid Rehman, avait appelé Téhéran à libérer immédiatement M. Zakka. Dans son rapport, M. Rehman condamne "la poursuite de l'incarcération arbitraire et illégale de Nizar Zakka", appelant les autorités iraniennes à le "relâcher immédiatement". Le texte pointe également du doigt les "violations du droit empêchant les procès" et la "liberté des prisonniers étrangers en Iran".
Le 26 février dernier, M. Zakka avait annoncé qu'il mettait un terme à sa grève de la faim, lancée le 4 février, à la demande de sa famille et pour "des raisons politiques".
En septembre 2015, alors qu’il résidait aux Etats-Unis, Nizar Zakka avait été invité à Téhéran par la vice-présidente iranienne pour les Affaires de la femme et de la famille de l’époque, Shahindokht Molaverdi, afin de prendre part à une conférence sur le développement et l’emploi des femmes. C’est lors de cette visite qu’il avait été accusé d’espionnage pour le compte de Washington et arrêté. Ce n’était pourtant pas son premier séjour en Iran.


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