Des combattants des FDS près de Baghouz, l'ultime réduit de l'EI en Syrie, le 27 février 2019. AFP / Bulent KILIC
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance rebelle dominée par les miliciens kurdes et soutenue par les Etats-Unis, s'attendent à devoir mener de durs combats pour vaincre les derniers jihadistes du groupe Etat islamique (EI) encerclés dans la région de Baghouz, dans le nord-est de la Syrie près de la frontière irakienne.
Le commandant en chef des FDS, Mazloum Kobani, a affirmé jeudi qu'il pensait pouvoir annoncer d'ici une semaine la victoire finale de ses troupes sur l'EI en Syrie.
Les opérations des FDS dans le secteur de Baghouz, sur la rive orientale de l'Euphrate, ont été retardées ces dernières semaines par la volonté d'épargner la population et permettre l'évacuation de milliers de civils de l'enclave.
Les Nations unies ont annoncé qu'au moins 84 personnes, des enfants pour les deux tiers, avaient péri depuis décembre dans la région en tentant de gagner le camp de réfugiés d'Al Hol.
Si la chute de Baghouz marquera une étape essentielle dans l'éradication de l'EI en Syrie, le groupe jihadiste est toujours présent dans certaines zones désertiques à l'ouest de l'Euphrate et peut encore mener des attentats et des attaques ponctuelles.
Moustafa Bali, chef du bureau de presse des FDS, a précisé que les jihadistes, dont de nombreux étrangers, étaient toujours fortement retranchés dans le secteur de Baghouz et n'avaient aucune intention de se rendre. L'évacuation d'un autre groupe de civils de l'enclave est prévue dans la journée de vendredi. "Nous ne prendrons pas d'assaut le village tant que tous les civils n'auront pas été évacués", a-t-il assuré. "Nous nous attendons à de violents combats."
S'adressant à des militaires américains jeudi en Alaska, le président Donald Trump a affirmé que le "califat" proclamé par l'EI en Syrie avait été "à 100%" éliminé.


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