Le président du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo d'archives AFP
Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a reçu mardi à Aïn el-Tiné la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, à laquelle il a demandé l'aide de l'UE pour délimiter les frontières maritimes libanaises, alors qu'un différend oppose le pays du Cèdre à Israël au sujet de l'exploitation des ressources en hydrocarbures offshore.
M. Berry a demandé à l'Union européenne "de jouer un rôle efficace dans la délimitation des frontières maritimes" avec Israël, insistant sur le fait que "l'exploration et l'exploitation des richesses (en hydrocarbures) est le seul espoir pour que le Liban puisse se relever économiquement et rembourser sa dette", selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
Selon l'agence, Mme Mogherini a répété à M. Berry que l'UE est "prête à coopérer avec le Liban en matière de réformes et d'économie, surtout après la formation du nouveau gouvernement".Un peu plus tôt, la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne avait souligné la solidité des liens entre l'UE et le Liban, "le plus européen des pays arabes" selon elle, lors de l'inauguration des nouveaux locaux de l'UE dans le centre-villede Beyrouth, en présence du Premier ministre libanais, Saad Hariri.
Mme Mogherini avait également été reçue au palais présidentiel de Baabda par le chef de l'Etat, Michel Aoun. Elle a abordé avec lui les questions des réfugiés syriens et de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), et lui avait assuré, selon la présidence libanaise, que l'UE était disposée à poursuivre son aide au Liban.
Hier, la ministre européenne s'était entretenue avec son homologue libanais, Gebran Bassil.


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