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Washington s'engage à consulter l'Otan pour son retrait d'Afghanistan

Les Etats-Unis se sont engagés vendredi à consulter leurs alliés de l'Otan pour le retrait de leurs forces déployées en Afghanistan afin de calmer les critiques après l'annonce de leur décision unilatérale de se désengager en Syrie.

"Il n'y aura pas de réduction de troupes unilatérales. C'était l'un des messages de notre réunion aujourd'hui", a déclaré le ministre américain de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, au terme d'une réunion avec ses homologues de l'Otan.

"Ce sera coordonné. Nous travaillons ensemble", a-t-il assuré.

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg s'était fait le porte-parole des inquiétudes des alliés. "Nous sommes allés ensemble en Afghanistan et c'est ensemble que nous déciderons de partir, en concertation avec les autorités afghanes", a-t-il insisté lors de la réunion.

"Il est important que les Américains ne prennent pas de décisions unilatérales, mais que chaque étape, chaque étape stratégique en Afghanistan, soit discutée par les ministres de la Défense de l'OTAN", a insisté la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen.

Sans un soutien suffisant de la part des Etats-Unis et en particulier de leurs capacités aériennes et de transport, l'Otan ne pourrait pas poursuivre sa mission en Afghanistan, expliquent des sources militaires et diplomatique au sein de l'Alliance.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des 29 pays de l'Otan se sont engagés lors de leur dernier sommet en juillet 2018 à financer la mission en Afghanistan jusqu'en 2024.

L'émissaire des Etats-Unis pour l'Afghanistan Zalmay Khalilzad a entamé des négociations jugées jusqu'ici fructueuses avec les talibans.

"Je pense que nous sommes en train de créer la pression diplomatique dont Khalilzad a besoin", a assuré le ministre américain.

"Il faut vraiment parler de possibilité de paix. Ceci pourrait être notre moment", a-t-il assuré.

L'argument est avancé par Donald Trump pour retirer la moitié des 14.000 soldats américains actuellement stationnés en Afghanistan, dont 8.500 dans le cadre de la mission de l'Otan Resolute Support chargée d'aider les forces armées afghanes à assurer la sécurité dans le pays.

Le président américain a de la même manière annoncé le départ des 2.000 soldats américains déployés en Syrie contre le groupe Etat islamique (EI), car il considère la mission militaire terminée avec la défaite des forces jihadistes.

Les décisions prises unilatéralement par le président américain agacent les alliés. Le retrait américain d'Afghanistan et ses conséquences avait été inscrit à l'ordre du jour de la réunion de l'Otan, car il touche une mission de l'Alliance. Celui de Syrie a fait l'objet de discussions en coulisses entre les représentants des pays impliqués.

"Ce n'est pas un secret, la décision prise par les Américains de se retirer de Syrie pose de sérieuses difficultés pour la sécurité et particulièrement pour les kurdes, fidèles alliés pour les opérations menées au sol en complément de l'action de la coalition" internationale en Syrie, a expliqué à l'AFP la ministre de la défense française Florence Parly.

"Nous savons que les Turcs considèrent la présence des Kurdes au sud de leur frontière comme un enjeu de sécurité nationale", a-t-elle souligné. Mme Parly s'est entretenue bilatéralement avec Patrick Shanahan et avec son homologue turc Hulusu Akar en marge de la réunion de l'Otan.

"Nous avons une réunion de la coalition demain" en marge de la Conférence sur la sécurité de Munich, a-t-elle rappelé.

"La mission militaire en Syrie est achevée, ou quasiment", a soutenu Patrick Shanahan au cours de sa conférence de presse.

"C'est la prochaine étape qui est très importante. Une partie de mes discussions a porté sur la façon dont nous soutenons la dernière phase", a-t-il conclu sans plus de précision.

Mardi, M. Shanahan avait mentionné une potentielle "force d'observateurs", qui serait mise sur pied par les alliés de la coalition dans le nord de la Syrie.
Les Etats-Unis se sont engagés vendredi à consulter leurs alliés de l'Otan pour le retrait de leurs forces déployées en Afghanistan afin de calmer les critiques après l'annonce de leur décision unilatérale de se désengager en Syrie."Il n'y aura pas de réduction de troupes unilatérales. C'était l'un des messages de notre réunion aujourd'hui", a déclaré le ministre américain de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, au terme d'une réunion avec ses homologues de l'Otan."Ce sera coordonné. Nous travaillons ensemble", a-t-il assuré.Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg s'était fait le porte-parole des inquiétudes des alliés. "Nous sommes allés ensemble en Afghanistan et c'est ensemble que nous déciderons de partir, en concertation avec les autorités afghanes", a-t-il insisté lors de la...