Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, a affirmé jeudi que le retour des réfugiés syriens présents au Liban vers leur pays ne peut avoir lieu qu'en cas de "garanties réelles et tangibles que les conditions sociales (en Syrie) sont propices à un tel retour", estimant que l'initiative lancée par la Russie était "la seule initiative sérieuse" pour assurer ce retour.
S'exprimant lors de la cérémonie de lancement du plan du ministère libanais des Affaires sociales pour répondre à la crise, M. Hariri a déclaré que "la crise des réfugiés est, de jour en jour, de plus en plus grave et dangereuse". Il a souligné que le budget de l’État pour l'année 2019 ne comprenait aucun financement lié à la crise des réfugiés.
Le Liban accueille quelque 1,3 million de réfugiés syriens ayant fui le conflit qui ravage leur pays depuis 2011, selon le directeur général de la SG, le général Abbas Ibrahim. Selon le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), un peu plus de 970 000 sont enregistrés sur les registres onusiens. Fin septembre, le général Ibrahim avait affirmé à l’agence Reuters que 50 000 Syriens avaient pu regagner leur pays depuis le début de l’année, estimant qu’à ce rythme, le nombre de rapatriements pourrait atteindre 200 000 d’ici un an.
La Russie avait annoncé en juillet une initiative pour le retour massif des réfugiés syriens au Liban et en Jordanie, sans attendre une solution politique dans leur pays comme le préconise la communauté internationale. Mais le président de la République libanaise, Michel Aoun, avait indiqué que l'application de cette initiative était au point mort "pour des raisons financières".


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