La tournée de l'émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani doit débuter par la Corée du Sud. Photo d'archives AFP.
L'émir du Qatar se rendra fin janvier en Corée du Sud, au Japon et en Chine, ses principaux partenaires commerciaux, alors que Doha reste confronté aux conséquences de la crise diplomatique l'opposant à plusieurs pays du Golfe dont l'Arabie saoudite.
Cette tournée de cheikh Tamim ben Hamad al-Thani doit débuter par la Corée du Sud, deuxième partenaire commercial du Qatar, le 27 janvier, puis se poursuivre au Japon, premier partenaire de l'Emirat, avant de se conclure en Chine, a annoncé l'agence de presse officielle QNA.
A chaque étape, le dirigeant qatari signera avec ces "pays amis" des "accord bilatéraux" et discutera des principaux dossiers régionaux et internationaux, d'après la même source.
Il s'agira de la deuxième visite de l'émir en Chine, pays avec lequel les relations commerciales ont connu un récent essor, au point de faire de Pékin le troisième partenaire de Doha, avec près de 11 milliards de dollars (9,7 milliards d'euros) d'échanges commerciaux en 2017, selon des chiffres qataris.
Une société chinoise a notamment été retenue pour contribuer à la construction du Lusail Stadium, où doit se dérouler la finale du Mondial-2022 de football au Qatar.
L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont rompu le 5 juin 2017 tout lien diplomatique et économique avec le Qatar, en l'accusant de soutenir des mouvements extrémistes et de se rapprocher du rival régional de Riyad, l'Iran.
Doha nie soutenir tout mouvement extrémiste et estime que ces pays veulent s'ingérer dans ses affaires voir même œuvrer à un changement de régime.
Les sanctions économiques imposées à Doha ont abouti à la fermeture de sa seule frontière terrestre -avec l'Arabie saoudite- et ont forcé entre autres le Qatar a changer ses circuits d'approvisionnement.
Aucune issue à cette crise diplomatique n'est en vue.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine