La diffusion du spot, qui dure un peu moins de deux minutes, via les réseaux sociaux et sur YouTube depuis dimanche a valu à Gillette, au chiffre d'affaires de quelque 6,6 milliards de dollars, les louanges de ceux et celles qui y voient un exemple de communication "courageuse". Même le ministère des affaires étrangères islandais lui a rendu hommage dans un tweet mardi matin.
Mais à l'image d'un mouvement #MeToo qui depuis 15 mois a nourri la polarisation du débat politique américain, le message a aussi été vilipendé par beaucoup d'hommes, qui se sont sentis insultés, au point parfois de répudier la marque à jamais. Sur YouTube, la vidéo n'a été "likée" que 67.000 fois contre 315.000 pouces négatifs, les "dislikes".
Le journal ultra-conservateur The New American y est allé de sa critique en estimant que le message reposait sur "de fausses suppositions". Le directeur de la marque Gillette pour l'Amérique du Nord, Pankaj Bhalla, est parfois personnellement ciblé.
Face à ces réactions, Gillette s'est défendu. "La discussion est importante et en tant que société qui encourage les hommes à être au top, nous nous sentions obligés d'en parler et d'agir", a réagi M. Bhalla dans un communiqué. "Nous avons regardé, de manière réaliste, ce qui se passe aujourd'hui et avons pour objectif d'inspirer des changements", a-t-il souligné.
Gillette a par ailleurs précisé que le spot avait été réalisé après avoir réalisé un sondage national pour détecter les attitudes considérées comme les plus positives pour les hommes. Et qu'il s'accompagnait d'un programme d'un million de dollars par an sur trois ans pour soutenir des associations qui œuvrent pour améliorer le comportement des hommes.


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