L’ancien ministre Fayçal Karamé, lors d'une conférence de presse. Photo d'archives Ani
Le député de Tripoli Fayçal Karamé a affirmé vendredi qu'il y avait encore des obstacles face à la formation du gouvernement qui pourtant, selon la plupart des responsables politiques et observateurs, est tenue pour imminente.
"Il y a encore des obstacles face à la formation du gouvernement, et les discussions se poursuivent. Il n'y a pas de candidat final", a déclaré M. Karamé, en référence au candidat du Rassemblement consultatif dont il fait partie, cette formation parlementaire composée de six députés sunnites, tous opposants au Premier ministre désigné, Saad Hariri, et proches du Hezbollah.
Les propos de M. Karamé, accordés à la chaîne LBCI avant lé début d'une réunion du Rassemblement consultatif, viennent contredire l'optimisme qui prévalait jusqu'hier au sujet de la formation sous peu du gouvernement.
Après sept mois de crise gouvernementale, c'est une intercession du directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, qui a permis de trouver une solution au blocage sunnite de la formation du gouvernement. Selon cette solution, les six députés sunnites sont censés désigner Jawad Adra comme leur ministrable, un proche du président de la Chambre, Nabih Berry. Sa désignation se fera via la quote-part ministérielle du chef de l'Etat, selon la formule suggérée par le directeur général de la Sûreté générale.
Mais il semble que le nom de M. Adra ne fasse pas l'unanimité dans les rangs des six députés sunnites, M. Karamé y étant notamment opposé.


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