Des personnes se promenant dans le parc al-Chaab de la ville portuaire de Hodeida, au Yémen, le 19 décembre 2018. REUTERS/Abduljabbar Zeyad
Le calme est revenu jeudi, au troisième jour d'une trêve négociée par l'ONU, dans la ville de Hodeida, dans l'ouest du Yémen, après un bref échange de tirs dans la nuit, a indiqué un responsable militaire loyaliste.
Des positions des forces progouvernementales ont été visées tard mercredi par des tirs des rebelles houthis à partir de l'Avenue Zayed et d'un QG de la police, selon ce responsable parlant sous couvert d'anonymat. Les forces progouvernementales, qui ont enregistré quatre blessés, ont riposté, a-t-il ajouté, précisant que les échanges de tirs ont duré trente minutes environ.
Sur le site internet du centre d'information de leur mouvement Ansarullah, les rebelles ont pour leur part accusé les forces progouvernementales d'avoir tiré sur l'hôtel Al-Rafahia (le confort) qu'ils contrôlent dans le centre de Hodeida.
Cette ville portuaire par où transite la majeure partie de l'aide humanitaire destinée au Yémen est un enjeu stratégique dans la guerre qui oppose les houthis, qui la contrôlent, aux forces progouvernementales appuyées militairement par une coalition conduite par l'Arabie saoudite.
Dans le sud de la province de Hodeida, les localités d'Al-Tahatya, de Hays, et de Beit al-Faqih ont connu durant la nuit des escarmouches limitées entre les belligérants, selon le même responsable militaire progouvernemental.
La coalition menée par l'Arabie saoudite avait mis en garde mercredi contre un effondrement de la trêve à Hodeida, âprement négociée lors de pourparlers en Suède.
Le commandant des observateurs de l'ONU, chargés de surveiller la trêve est entré en contact avec le comité mixte yéménite qui doit l'appliquer sur le terrain, pour demander une désescalade, a indiqué à l'AFP l'un des membres de ce comité.
"Le général Patrick Cammaert a demandé des efforts pour calmer la situation et prévenir les violations", a déclaré à l'AFP le général Ahmed al-Kawkabani, l'un des représentants du gouvernement au sein de cette instance qui comprend également des délégués des rebelles. Le général Cammaert a insisté, selon lui, sur "les désir de la communauté internationale de faire aboutir l'accord de trêve à Hodeida qui a résulté des pourparlers de Suède".
Selon l'ONU, le général Cammaert est attendu jeudi à Amman à la tête de l'avant garde des observateurs de l'ONU avant de se rendre à Sanaa et à Hodeida à des dates non précisées.


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