Benjamin Griveaux. AFP / Bertrand GUAY
Le gouvernement n'a pas décidé pour l'heure d'interdire d'éventuelles manifestations de "Gilets jaunes" samedi mais il ne serait "pas raisonnable" de descendre de nouveau dans la rue, a déclaré jeudi Benjamin Griveaux.
Le porte-parole du gouvernement, qui s'exprimait sur CNEWS, a invoqué les quatre dernières semaines de mobilisation, qui ont éprouvé les forces de l'ordre, ainsi que l'attentat commis mardi sur le marché de Noël de Strasbourg.
"A ce stade, (...) nous n'avons pas décidé d'interdire les manifestations qui se tiennent samedi", a-t-il déclaré, en expliquant qu'une telle mesure n'aurait pas d'effet dissuasif sur "des personnes qui souhaitent casser, piller, voler, taper sur les forces de l'ordre".
"Nous disons simplement à ce stade qu'il n'est pas raisonnable de manifester", a ajouté Benjamin Griveaux.
"Nos forces de l'ordre et de sécurité ont été mises à contribution énormément ces dernières semaines (...) et, au regard des événements qui se sont déroulés, de l'attentat terroriste qui s'est déroulé sur le marché de Noël à Strasbourg, il serait préférable que, ce samedi, chacun puisse vaquer de manière apaisée à des occupations d'un samedi avant les fêtes", a encore dit le porte-parole du gouvernement.
Des appels à poursuivre la mobilisation avec un cinquième samedi consécutif circulent sur les réseaux sociaux.
Selon Benjamin Griveaux, il est désormais temps d'ouvrir la page du "dialogue" après les annonces d'Emmanuel Macron sur le pouvoir d'achat.
Lundi, le chef de l'Etat a promis notamment une augmentation de 100 euros des revenus des salariés au smic et la défiscalisation des heures supplémentaires.


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