Le président de la République libanaise, Michel Aoun, recevant une délégation de députés du bloc de la Rencontre démocratique, présidée par le ministre sortant de l'Education, Marwan Hamadé, à Baabda, le 6 décembre 2018. Capture d'écran du compte Twitter @LebanesePresidency
Une délégation de députés du bloc de la Rencontre démocratique, principalement composé de membres du Parti socialiste progressiste du leader druze Walid Joumblatt, ont été reçus jeudi par le président de la République libanaise, Michel Aoun, à qui ils ont présenté "la vision du PSP pour la relance économique du pays".
A l'issue de la réunion, le ministre sortant de l'Education, Marwan Hamadé, qui se trouvait à la tête de cette délégation, a souligné "avoir évoqué avec le chef de l'Etat l'importance de former le gouvernement le plus rapidement possible". "On ne nous a pas présenté en détails la façon dont serait formé un cabinet de 32 ministres", a-t-il ajouté, indiquant que son bloc parlementaire "campe sur sa position en ce qui concerne la formation d'un gouvernement d'unité nationale".
Le chef du Courant patriotique libre (CPL) Gebran Bassil, mandaté par le président Michel Aoun pour tenter de régler la crise ministérielle, qui dure depuis plus de six mois, aurait fait aux protagonistes une nouvelle proposition dans le cadre de son initiative lancée le 12 novembre. Selon plusieurs milieux politiques, cette solution prévoirait la mise sur pied d’un cabinet comprenant 32 ministres (au lieu de trente), afin de faciliter la tâche au Premier ministre désigné, Saad Hariri. Ce dernier bute en effet depuis plusieurs semaines sur l'obstacle sunnite, six députés sunnites pro-8 Mars demandant un portefeuille ministériel, ce que leur refuse catégoriquement M. Hariri.
"Nous avons également présenté au chef de l'Etat la vision développée par le PSP pour assurer la relance de l'économie du pays", a encore affirmé M. Hamadé.
La veille, le PSP avait appelé, à l'issue d'une réunion du parti, les responsables à mettre en oeuvre des mesures d'austérité et limiter les dépenses publiques superflues.


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