Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé. Photo d'archives ANI
Le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, a annoncé mardi avoir décidé avec le ministre sortant des Finances, Ali Hassan Khalil, de nouvelles opérations pour consolider la situation financière, répétant à cette occasion que la situation monétaire du Liban restait "stable", au moment où plusieurs experts et responsables libanais tirent la sonnette d'alarme sur la situation économique.
"Nous nous sommes mis d'accord sur un plan pour attirer des capitaux pour souscrire aux bons (du Trésor) avec l'utilisation des taux d'intérêts du marché", a annoncé M. Salamé à l'issue de l'entretien. "La situation monétaire est stable grâce aux ingénieries financières que nous avons mises en place (...)", a-t-il ajouté.
En 2016, la BDL avait lancé une série d'opérations d'échanges de titres avec le secteur bancaire libanais, dites "ingénieries financières" qui avait largement profité aux banques du pays."Nous sommes confiants quant à la stabilité monétaire et la situation de la livre, et nous assurons que les salaires et les traitements de la fonction publique seront payés dans les délais prévus, ce volet-là reste stable", a pour sa part assuré M. Khalil.
Fin novembre, Riad Salamé avait déjà affirmé que le Liban restait stable sur le plan monétaire lors d'un entretien avec le chef de l'Etat, Michel Aoun.
Le déficit public a atteint 3,3 milliards de dollars à fin juin, (+ 234 % en un an) et pourrait terminer l’année au-dessus des 4,8 milliards prévus dans la loi de finance pour 2018, votée en mars dernier. Le blocage de la formation du gouvernement depuis les législatives de mai paralyse en outre le processus d’adoption du budget pour 2019 ainsi que le lancement des réformes pour réduire le déficit public – un des engagements du Liban vis-à-vis de ses soutiens et de ses créanciers.


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