L'Europe sera prête en cas de Brexit sans accord et les scénarios catastrophes annoncés n'auront pas lieu, assure la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau.
"L'accord de retrait est un bon accord, il n'y en a aucun autre possible. Il préserve nos intérêts, nos valeurs et prépare une coopération future étroite avec le Royaume-Uni", a déclaré la ministre à l'AFP.
S'il n'est pas ratifié par le Royaume-Uni, où la Première ministre Theresa May peine à rassembler une majorité en vue du vote du 11 décembre au Parlement, le divorce avec l'Union européenne (UE) se terminera par "un Brexit +dur+ sans accord", avertit-elle toutefois.
Cela engendrera alors nombre de difficultés concrètes pour le transport, le commerce ou les services bancaires entre le Royaume uni et l'UE.
Les compagnies aériennes britanniques et européennes pourraient perdre le droit d'opérer des vols, paralysant ainsi le trafic aérien entre l'UE et le Royaume-Uni.
Le service de train Eurostar pourrait lui aussi connaître des difficultés car les licences des opérateurs ferroviaires britanniques en Europe ne seraient plus valables.
"Ces scénarios catastrophes n'auront pas lieu, nous serons prêts", assure toutefois Nathalie Loiseau.
En France, l'exécutif va préparer des ordonnances pour parer aux difficultés dans une série de domaines, des douanes à la reconnaissance des diplômes.
"Il est indispensable d'être prêts à un Brexit sans accord et de ne pas se réveiller dans l'affolement le 29 mars au soir", souligne Nathalie Loiseau.
"Si nous ne faisions rien, les Britanniques vivant en France se retrouveraient en situation irrégulière au 30 mars. Un diplôme britannique ne serait plus automatiquement reconnu en France", relève-t-elle.


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