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Revendications salariales en Iran : la justice met en garde

Le chef de l'Autorité judiciaire iranienne a mis en garde lundi les employés mécontents de leur situation contre la tentation de "créer du désordre dans le pays", tout en appelant le gouvernement à se pencher sur leurs problèmes.

L'ayatollah Sadegh Larijani a tenu ces propos lors d'une réunion de travail alors qu'une grève perturbe depuis plus de trois semaines l'activité d'une grosse usine sucrière dans l'ouest de l'Iran, et que la hausse des prix suscite du mécontentement parmi la population.

"L'ennemi cherche à exploiter certaines revendications, et les ouvriers ne devraient pas laisser leurs demandes devenir un prétexte ou un instrument pour l'ennemi et pour créer du désordre dans le pays", a déclaré M. Larijani, cité par l'agence Mizan Online, qui dépend de l'Autorité judiciaire.

Estimant que les moyens de subsistance des employés et ouvriers sont soumis à de fortes pressions à cause de l'inflation, M. Larijani a dit que le gouvernement devait "s'attaquer" à cette question et "se pencher immédiatement sur leurs problèmes", ajoute Mizan.

"Les demandes des employés doivent être satisfaites de manière rationnelle, en bon entendement avec les employeurs et avec la participation du gouvernement et du système judiciaire", a-t-il encore déclaré, ajoutant qu'elles ne le seraient "jamais par l'agitation [...] ou les actions contraires à l'ordre public".

A Suse (à plus de 500 km au sud de Téhéran), la grève des ouvriers de la sucrerie Haft Tapeh, est entrée lundi dans son 22e jour, selon l'agence de presse Ilna, proche des réformateurs.

Les ouvriers, qui protestent contre des arriérés de salaires et des malversations présumées de la part de certains dirigeants de cette entreprise privatisée en 2016 et employant près de 4.000 personnes, ont indiqué lundi avoir obtenu le versement de leur salaire pour le mois iranien de Shahrivar (23 août - 22 septembre), écrit Ilna.

Ilna, qui avait rapporté le 18 novembre l'arrestation de quatre personnes à l'occasion de ce mouvement de grève, laisse entendre que trois d'entre elles ont été libérées.

De nombreux mouvements de grève ou de protestation contre les conditions de travail ont été observés depuis le début de l'année en Iran, notamment dans les secteurs de la sidérurgie, de l'éducation, des mines et des transports, essentiellement en dehors de Téhéran.

Selon l'indice des prix à la consommation publié par la Banque centrale iranienne, l'inflation a atteint 36,9% sur un an pour le mois de Mehr (23 septembre au 22 octobre).

Le chef de l'Autorité judiciaire iranienne a mis en garde lundi les employés mécontents de leur situation contre la tentation de "créer du désordre dans le pays", tout en appelant le gouvernement à se pencher sur leurs problèmes. L'ayatollah Sadegh Larijani a tenu ces propos lors d'une réunion de travail alors qu'une grève perturbe depuis plus de trois semaines l'activité d'une grosse usine sucrière dans l'ouest de l'Iran, et que la hausse des prix suscite du mécontentement parmi la population. "L'ennemi cherche à exploiter certaines revendications, et les ouvriers ne devraient pas laisser leurs demandes devenir un prétexte ou un instrument pour l'ennemi et pour créer du désordre dans le pays", a déclaré M. Larijani, cité par l'agence Mizan Online, qui dépend de l'Autorité judiciaire. Estimant que les...