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Macron juge "fondamentale" l'opposition entre progressistes et nationalistes

AFP
20/11/2018

Le président français Emmanuel Macron a affirmé mardi en Belgique que les élections européennes de mai prochain viseront à départager "ceux qui croient encore à l'Europe et ceux qui n'y croient plus", jugeant fondamentale cette opposition entre "progressistes" et "nationalistes".

"Ce combat entre ceux qui croient à l'Europe et ceux qui n'y croient plus est fondamental", a déclaré M. Macron lors d'un débat en compagnie du Premier ministre belge Charles Michel avec quelque 800 étudiants à l'université de Louvain-la-Neuve.

Il s'est défendu de "vouloir écraser les différences" en évoquant fréquemment ce clivage. Mais, a-t-il ajouté, attention à "ne pas oublier qui est le principal adversaire lors d'une élection, sinon on se trompe". Pour lui, cet adversaire est le camp des "nationalistes", des "démagogues", termes qu'il dit préférer à celui de "populistes".

"C'est plutôt les nationalistes que j'oppose aux progressistes", a-t-il dit, rappelant qu'aux européennes de 2014 le Front national, rebaptisé depuis Rassemblement national, était arrivé en tête du scrutin en France. "Dans mon pays le premier parti européen c'est le FN, (...) a-t-il amélioré l'Europe? Je ne l'ai pas vu", a lancé M. Macron.

En mai 2014, les listes du FN avaient recueilli environ 25% des suffrages, faisant des eurodéputés d'extrême droite le plus gros contingent d'élus français du Parlement européen (une vingtaine sur 74 au total).

A six mois du renouvellement de cette assemblée, M. Macron a dit redouter qu'aucune majorité ne puisse être formée sans "les nationalistes ou les extrêmes". Lui faisant écho, Charles Michel a appelé les citoyens à "se réapproprier le projet européen", "ne pas l'abandonner aux extrémistes de droite ou de gauche et aux technocrates".

"Les traités ce n'est pas une obsession, sans les modifier on peut déjà changer beaucoup de choses", a aussi déclaré ce libéral francophone, à la tête du gouvernement belge depuis 2014.

M. Macron venait, lui, de plaider pour "changer les traités" qui régissent le fonctionnement de l'UE, afin de permettre une Europe à plusieurs vitesses où le pays membre "qui n'est pas d'accord ne bloque pas tous les autres".

Axé aussi sur l'éducation, le débat a été brièvement perturbé par le déploiement par un petit groupe d'une banderole dénonçant la répression "dans le sang" des mouvements étudiants. "Vous dites n'importe quoi", a alors lancé M. Macron. Il a rappelé l'épisode du "saccage" de l'université parisienne de Tolbiac en avril, auquel la police avait dû répondre en évacuant les lieux mais sans "s'attaquer aux étudiants", a-t-il assuré.

Au printemps le gouvernement français avait dû faire face à plusieurs semaines de protestations contre une loi accusée de restreindre l'accès aux études supérieures. 

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