Les frappes ont visé dimanche un ultime bastion jihadiste près de la frontière irakienne. Dans ce secteur, la coalition emmenée par Washington intervient en soutien aux combattants kurdes et arabes des Forces démocratiques syriennes (FDS) qui poursuivent l'offensive au sol.
Le bilan des victimes n'a pas pu être établi avant mardi car la poursuite des raids empêchait le retrait des corps des décombres, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
"Au moins 28 corps ont été retrouvés, dont 22 appartenant à des familles de membres de l'EI", a affirmé à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, rapportant la présence de neuf enfants parmi les victimes. L'identité des six corps restants n'a pas pu être établie, a-t-il ajouté, précisant que "les raids aériens ont visé la localité d'Al-Chaafa" encore tenue par les jihadistes.
Depuis jeudi dernier, les raids de la coalition ont tué 72 personnes au total, dont 31 enfants, des proches de membres de l'EI, selon l'OSDH.
Dimanche, après une interruption de dix jours, les FDS avaient annoncé la reprise de leur offensive contre le réduit jihadiste qui englobe notamment les localités de Hajine, de Soussa et d'Al-Chaafa.
Cette suspension avait été décidée par les FDS en réaction à des bombardements turcs sur des positions militaires kurdes dans le nord syrien.
Depuis fin octobre, l'offensive piétine et les combattants des FDS ont essuyé des contre-attaques meurtrières menées par les jihadistes à la faveur de mauvaises conditions climatiques.
Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar el-Assad, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 360.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.


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