Les autorités grecques et le Haut commissariat des réfugiés (HCR) ont exprimé vendredi "leur inquiétude" face à la hausse du flux migratoire à la frontière terrestre gréco-turque, marquée par l'arrivée de nombreuses personnes vulnérables, familles et mineurs non accompagnés.
"Notre principale inquiétude est la hausse importante des personnes vulnérables et du nombre des mineurs non accompagnés cette année", a déploré auprès de l'AFP Margaritis Petritzikis, responsable du HCR au camp de rétention de Fylakion, à proximité du fleuve Evros, qui marque la frontière gréco-turque à l'extrême nord-est de la Grèce.
Un tiers de la population de ce camp sont des mineurs non accompagnés, soit "93 personnes sur un total de 265 dans le camp", précise Irini Logotheti, directrice de celui-ci. Entre janvier et fin octobre de cette année, 11.003 personnes au total ont franchi cette frontière à destination de l'Europe, "une augmentation de 140%" par rapport à la même période 2017, selon elle. Le nombre des personnes vulnérables, dont la majorité sont Irakiens, Afghans, Syriens, Pakistanais mais aussi Turcs, a augmenté de 73% en un an, a-t-elle ajouté.
Les ressortissants turcs fuient leur pays après la purge effectuée depuis l'été 2016 par le régime du président turc Recep Tayyip Erdogan contre ses opposants. En raison des réglementations restrictives européennes mises en place en mars 2016 sur les îles grecques de la mer Egée les plus proches de la Turquie, pour limiter le flux migratoire par mer depuis celle-ci, la frontière terrestre est actuellement le plus emprunté par les personnes fuyant guerre et pauvreté.
"Le camp de Fylakio est un des premiers camps de rétention en Grèce, qui a commencé à être opérationnel en 2014", rappelle Irini Logotheti. Mais après quatre ans, des défaillances importantes dans l'infrastructure ont réduit sa capacité, initialement de 260 personnes. Actuellement, il n'y a que "180 places alors que 265 personnes y résident", ajoute Irini Logotheti.
Le HCR va installer 13 conteneurs en décembre, ce qui va porter la capacité à au moins 400 places.
Après leur identification et enregistrement, qui peut prendre quatre jours, les migrants et réfugiés sont transférés à d'autres camps situés à Thessalonique, capitale du nord, ou à Athènes.
Chaque jour, un minimum de 60 personnes sont ainsi transférées, tandis que le même nombre arrivent, selon Mme Logotheti.
Zania, un Irakien kurde âgé de 20 ans, juge la vie "très mauvaise" dans le camp. Le jeune homme, qui espère arriver au Royaume-Uni, a entrepris la traversée par bateau, mais l'a terminée à la nage. Entre-temps, le bateau s'est renversé, et une femme et deux enfants se sont noyés.
"Notre principale inquiétude est la hausse importante des personnes vulnérables et du nombre des mineurs non accompagnés cette année", a déploré auprès de l'AFP Margaritis Petritzikis, responsable du HCR au camp de rétention de Fylakion, à proximité du fleuve Evros, qui marque la frontière gréco-turque à l'extrême nord-est de la Grèce.
Un tiers de la population de ce camp sont des mineurs non accompagnés, soit "93 personnes sur un total de 265 dans le camp", précise Irini Logotheti, directrice de celui-ci. Entre janvier et fin octobre...


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