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Aoun à une délégation française : Le Liban est déterminé à respecter les recommandations de la CEDRE

Le président de la République libanaise, Michel Aoun (au centre), entouré des membres d'une délégation conjointe des commissions des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale et du Sénat français, au palais de Baabda, le 26 octobre 2018. Photo ANI

Le président de la République, Michel Aoun, a assuré vendredi à une délégation conjointe des commissions des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale et du Sénat français que le Liban était "déterminé à respecter les recommandations" de la Conférence de Paris (CEDRE) d'avril dernier.

"Le Liban est déterminé à respecter les recommandations de la CEDRE, parallèlement à l'application du plan de relance économique approuvé par le gouvernement sortant, afin de renforcer les secteurs de production nationaux", a affirmé le chef de l'Etat lors d'une rencontre avec la délégation dont faisait notamment partie Marielle de Sarnez, présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, et Christian Cambon, président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat.

Le chef de l'Etat a souligné sa détermination à renforcer les relations franco-libanaises et salué le rôle du contingent français de la Finul au Liban sud, lors de l'entretien auquel participait également l'ambassadeur de France au Liban, Bruno Foucher.

Lors de la CEDRE, en avril dernier, la communauté internationale s'était engagée à fournir 11 milliards de prêts et dons avaient été promis au Liban, en échange de la mise en oeuvre de réformes structurelles. 

M. Aoun a par ailleurs appelé la communauté internationale à "fournir de l'aide aux déplacés syriens à l'intérieur même de la Syrie, afin d'encourager leur retour", estimant que de tels retours sont possibles, les combats ayant cessé dans de nombreuses régions du territoire syrien. "Les Syriens qui sont rentrés jusqu'à présent ont indiqué qu'ils n'avaient rencontré aucun problème à leur retour", a-t-il souligné. "Le Liban ne peut pas attendre une solution politique en Syrie pour que les déplacés rentrent chez eux", a encore ajouté le chef de l'Etat.

Le Liban accueille aujourd'hui 1,3 million de réfugiés syriens, selon des chiffres avancés par le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim le 10 octobre. Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le pays héberge 976.000 réfugiés syriens recensés. Fin septembre, le général Abbas Ibrahim avait affirmé à l'agence Reuters que cinquante mille Syriens avaient regagné leur pays depuis le début de l’année. M. Ibrahim, qui coordonne avec le régime syrien ces retours "volontaires", avait assuré qu'à ce rythme, le nombre de rapatriements pourrait atteindre 200.000 d’ici à un an.

Les succès de l'armée gouvernementale syrienne et le retour au calme dans de nombreuses régions incitent des réfugiés à regagner leur pays, au grand soulagement des autorités libanaises. La communauté internationale appelle par contre à attendre une solution politique au conflit avant d'encourager les retours. 

Le président de la République, Michel Aoun, a assuré vendredi à une délégation conjointe des commissions des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale et du Sénat français que le Liban était "déterminé à respecter les recommandations" de la Conférence de Paris (CEDRE) d'avril dernier."Le Liban est déterminé à respecter les recommandations de la CEDRE, parallèlement à l'application du plan de relance économique approuvé par le gouvernement sortant, afin de renforcer les secteurs de production nationaux", a affirmé le chef de l'Etat lors d'une rencontre avec la délégation dont faisait notamment partie Marielle de Sarnez, présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, et Christian Cambon, président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces...