Les députés libanais, réunis jeudi en commissions parlementaires mixtes, n'ont pas trouvé d'accord au sujet de l'exploitation des ressources pétrolières libanaises onshore.
Le député Nawaf Moussawi, affilié au Hezbollah, s'est opposé à ce que ce soit le Conseil des ministres qui attribue les licences d'exploitations aux compagnies concernées, et non le Parlement, menaçant, selon la chaîne LBCI, d'un recours en justice.
Le vice-président de la Chambre, Elie Ferzli, qui a présidé la réunion, a pour sa part fait savoir que l'examen d'un article concernant l'exploitation des ressources pétrolières onshore, et qui a été suspendu en commission mixtes, sera tranché lors de la session plénière du Parlement.
La semaine dernière, le président de la commission des Finances et du Budget, le député Ibrahim Kanaan, avait pourtant affirmé que les débats lors de la dernière réunion des commissions parlementaires mixtes concernant la proposition de loi encadrant l’exploration et l’exploitation des ressources pétrolières onshore avaient été "fructueux".
Le texte qui encadre l’exploration et l’exploitation des ressources pétrolières onshore avait été soumis au Parlement en août 2016 par l’ancien député Mohammad Kabbani (Courant du Futur). La loi existant pour la gestion des ressources pétrolières se limite jusqu’à présent aux activités offshore et le texte proposé vise donc à pallier ce manque. Toutefois, la société civile a soulevé plusieurs points polémiques dans le texte soumis aux députés, notamment en ce qui concerne la prise en compte des risques environnementaux et les mécanismes d’expropriation des parcelles où auront lieu l’exploration et l’exploitation pétrolières.
Par ailleurs, durant la réunion des commissions, les députés affiliés au Rassemblement démocratique du leader druze Walid Joumblatt ont proposé une loi revêtue du caractère de double urgence au sujet de la gratuité et du caractère obligatoire de l'enseignement primaire et complémentaire dans le secteur public.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine