Le président libanais Michel Aoun. Photo Ani
Le président libanais Michel Aoun a déclaré qu'il n'exercera pas de pression sur son gendre, le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, dans le cadre du processus de formation du gouvernement qui fait du surplace depuis près de trois mois en raison des revendications de plusieurs formations politiques. Il a ajouté qu'il ne donnera de "pourboire" à personne, selon des propos rapportés par le quotidien local al-Joumhouria dans son édition de mardi.
"Ils veulent que je fasse pression sur Gebran Bassil afin qu'il abaisse le seuil de ses revendications, mais ils ignorent ou font semblant d'ignorer qu'en tant que chef de l’État je le traite comme n'importe quel chef de parti, à équidistance de l'ensemble des formations politiques", a déclaré le président Aoun selon le quotidien. "Me demande-t-on de donner des pourboires à tel ou tel camp ? Ceci est inenvisageable", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, tente depuis bientôt quatre mois de former un nouveau gouvernement, mais il bute sur de nombreux obstacles, liés notamment aux revendications concernant le nombre de portefeuilles ministériels à attribuer aux différentes forces politiques.


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