L’une des pancartes installées par le parti Sabaa pour mettre en garde contre la baignade en eau polluée. Ici sur la corniche de Beyrouth. Photo fournie par un témoin
L'avocat Joseph Seaiby qui a représenté lundi devant la police les militants du parti Sabaa, convoqués pour avoir placé des panneaux mettant en garde contre la pollution de l'eau sur la plage de Ramlet el-Baïda, à Beyrouth, a affirmé que les militants n'allaient pas encourir de poursuites.
Le parti Sabaa issu de la société civile avait indiqué samedi que plusieurs de ses membres avaient été convoqués par la police pour avoir placé ces panneaux indiquant "Danger, eau fortement polluée. Nager peut provoquer des maladies graves" devant l'unique plage publique de la capitale.
"L’objectif de cette initiative était simplement de servir l'utilité publique", a assuré l'avocat des militants, estimant qu'il "n'était pas du tout nécessaire d'ouvrir une enquête" et qu'il aurait mieux valu "enquêter sur les personnes qui causent la pollution et enfreignent les lois". Il a indiqué s'attendre à ce que l'affaire soit close à ce stade.
Fin juillet, le CNRS avait publié un rapport sur la pollution de l'eau de mer le long des côtes libanaises afin de faire le point sur la situation après la publication de nombreuses enquêtes alarmistes. "La situation est délicate, mais pas désespérée", avait déclaré Mouïne Hamzé, secrétaire général du CNRS, en présentant le rapport.


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