Le ministère libanais des Affaires étrangères a transmis lundi les décrets de nomination de 32 consuls honoraires, émis le 29 mai, au ministère des Finances afin que ce dernier les contresigne, conformément à un accord trouvé après une polémique qui avait opposé les deux bords à ce sujet, selon des informations de la chaîne locale LBCI.
La semaine dernière, une nouvelle crise a été évitée de justesse entre le ministre des Finances Ali Hassan Khalil (Amal) et le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil (CPL), après que ce dernier eut finalement accepté de faire cosigner par son collègue des Finances ces décrets.
Ces décrets avaient été dans un premier temps signés seulement par le ministre des AE, par le Premier ministre Saad Hariri et le président de la République Michel Aoun, laissant ainsi pressentir un nouvel épisode de tension entre le camp du chef de l’État et celui du président du Parlement Nabih Berry. En l’absence de contreseing du ministre des Finances, un nouveau bras de fer était à craindre, à l’instar de celui qui avait opposé les première et troisième présidences au sujet du décret adopté le 19 décembre dernier par le Conseil des ministres sur l’octroi d’un an d’ancienneté à la promotion 1994 des officiers de l’École militaire, décret qui n’avait pas été non plus signé par M. Khalil.
Les 32 décrets de nomination interviennent après les décrets de nomination de 10 consuls honoraires adoptés le 22 février, qui avaient, eux, été cosignés par M. Khalil. Selon l’avis de la Commission de législation et de consultations au sein du ministère de la Justice, de tels décrets n’impliquent pas une obligation constitutionnelle de contreseing du ministre des Finances, eu égard au fait que les fonctions de consuls honoraires ne comportent pas de charges financières à l’État, puisqu’elles ne sont pas rétribuées. Mais c’est vraisemblablement l’importance qu’attachent les leaders de la communauté chiite à la participation aux décisions de l’État, aux côtés des communautés sunnites et chrétiennes, qui a poussé M. Khalil à insister sur la nécessité de son contreseing.


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