Le chef sortant de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil (3e de droite), s'entretenant avec le Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, le 14 juin 2018 à Genève. Photo Twitter/@Gebran_Bassil
Le ministre libanais sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a assuré jeudi qu'il ne cherchait pas des ennuis avec le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et qu'il était prêt à suspendre, sous conditions, les mesures prises à l'égard de l'organisation onusienne, après une rencontre à Genève avec son chef Filippo Grandi.
"Nous ne cherchons pas des ennuis avec le HCR et les Nations unies", a affirmé M. Bassil à l'issue de l'entretien. Le ministre sortant s'est dit "prêt à suspendre les mesures prises à l'encontre du HCR" s'il "constate un changement dans la politique" de l'organisme, mais a fait savoir qu'il était "prêt à prendre des mesures supplémentaires dans le cas contraire". Gebran Bassil a enfin mis en garde contre "ceux qui parient sur une division entre les Libanais", au sujet du retour des plus d'un million de réfugiés syriens.
Le chef de la diplomatie est en conflit ouvert avec le HCR qu'il accuse d'entraver le retour volontaire des réfugiés syriens dans leur pays. Gebran Bassil a gelé la semaine dernière les procédures de renouvellement des permis de séjour des employés du HCR, qui estime que tout retour en Syrie est prématuré, mais ne s'oppose pas à des retours volontaires.


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