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Jordanie: grève de différents syndicats contre un projet de loi controversé

Différents secteurs professionnels ont observé une grève mercredi en Jordanie à l'appel des syndicats pour protester contre des mesures d'austérité, dont un projet de loi fiscale qui suscite un tollé dans le pays depuis une semaine.  La grève, qui s'est tenue entre 09h00 (06h00 GMT) et 14h00 (11h00 GMT), concernait de nombreuses professions dont les pharmaciens, enseignants, avocats, médecins, etc. 

"Nous faisons grève pour envoyer un message au nouveau gouvernement pour qu'il annule le projet de loi sur les impôts sur le revenu et tienne un dialogue national à ce sujet", a déclaré à l'AFP Ali al-Abbous, président de la principale fédération syndicale. Selon des médias locaux, la grève a été suivie.  Les magasins devaient également faire grève, même si nombre d'entre eux sont actuellement fermés le matin en raison du ramadan, le mois de jeûne musulman. 

Des manifestations contre le projet ont de nouveau eu lieu dans la nuit malgré un appel du roi Abdallah II mardi à "une révision complète" du projet de loi, qui doit encore être approuvée par le Parlement. Les protestataires se sont rassemblés après le coucher du soleil, lorsque le jeûne est rompu, brandissant des drapeaux jordaniens.   Les syndicats ont indiqué que la déclaration du roi était un pas "positif", mais ont maintenu l'appel à la grève mercredi. 

Le gouvernement "doit procéder à une révision complète de la fiscalité (...) de manière à stopper l'imposition (...) injuste qui ne répond pas (au besoin) d'équité et d'équilibre" entre les classes sociales, avait indiqué mardi Abdallah II. Il avait nommé le même jour le ministre de l'Education Omar al-Razzaz pour remplacer le chef de gouvernement Hani Mulqi qui avait démissionné la veille. 

Les manifestants réclament le retrait d'un projet de loi élargissant l'impôt aux salaires modestes et augmentant son taux pour certains particuliers et entreprises. Cette réforme fiscale est notamment prônée par le Fonds monétaire international (FMI), qui pousse la Jordanie à des réformes structurelles en échange d'une bouée de sauvetage de 723 millions de dollars accordée en 2016 pour soutenir l'économie atone de ce pays de 10 millions d'habitants. 

L'économie jordanienne traverse une période difficile --la Banque mondiale évoque une "faible perspective de croissance en 2018"--, 18,5% de la population est au chômage et 20% vit à la limite du seuil de pauvreté.

L'accueil des Syriens ayant fui la guerre pèse lourdement sur les finances publiques et Amman appelle régulièrement la communauté internationale à une aide plus substantielle sur ce dossier.

Différents secteurs professionnels ont observé une grève mercredi en Jordanie à l'appel des syndicats pour protester contre des mesures d'austérité, dont un projet de loi fiscale qui suscite un tollé dans le pays depuis une semaine.  La grève, qui s'est tenue entre 09h00 (06h00 GMT) et 14h00 (11h00 GMT), concernait de nombreuses professions dont les pharmaciens, enseignants, avocats, médecins, etc. "Nous faisons grève pour envoyer un message au nouveau gouvernement pour qu'il annule le projet de loi sur les impôts sur le revenu et tienne un dialogue national à ce sujet", a déclaré à l'AFP Ali al-Abbous, président de la principale fédération syndicale.
Selon des médias locaux, la grève a été suivie.  Les magasins devaient également faire grève, même si nombre d'entre eux sont actuellement fermés...