Les députés espagnols commençaient à débattre jeudi de la motion de défiance déposée contre le chef du gouvernement Mariano Rajoy, qui voit la pression de l'opposition s'accentuer après la condamnation du Parti populaire (PP, droite) au pouvoir dans une affaire de corruption.
Le dirigeant du PSOE, Pedro Sanchez, a déposé une motion de censure contre le gouvernement afin de provoquer sa chute, former son propre gouvernement et convoquer au plus tôt des élections anticipées.
Pour être adoptée, la motion doit rassembler 176 suffrages à la chambre basse où le PP est minoritaire. Le vote aura lieu vendredi.
Pedro Sanchez, tentait jeudi d'obtenir le soutien du Parti nationaliste basque, qui possède cinq sièges au Parlement, qui devrait prendre sa décision dans l'après-midi.
"La décision de justice a provoqué une vague d'indignation dans tout le pays. Alors que des familles souffraient à cause de la crise, vous êtes devenus millionnaires", a dit aux députés du PP José Luis Abalos, chargé de présenté la motion de censure.
Mariano Rajoy a toujours nié les accusations de corruption et accuse les Socialistes de vouloir mettre en place un gouvernement "Frankenstein" avec des partis dont les opinions divergent.
Deux partis indépendantistes catalans, Podemos (gauche), une autre formation basque et un parti des îles Canaries ont dit qu'ils soutiendraient la motion déposée par Pedro Sanchez.
"Le Parti populaire a une large majorité des membres raisonnables et honnêtes et c'est pourquoi les votants nous ont toujours fait confiance. Les Socialistes nous ont laissé un pays en ruine et nous rétablissons la croissance et l'emploi", a déclaré Mariano Rajoy devant les députés.
Il avait déclaré mercredi qu'il n'avait aucune intention de démissionner et qu'il entendait mener à son terme son mandat de quatre années.
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Début des débats sur la motion de défiance contre Mariano Rajoy
AFP / le 31 mai 2018 à 12h28


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