Le numéro deux du Hezbollah, le cheikh Naim Kassem, lors d'une interview avec Reuters, à Beyrouth, le 15 mars 2018. REUTERS/Aziz Taher
Le numéro deux du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a affirmé lundi que la décision du président américain Donald Trump de transférer l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, n'avait "aucune valeur", assurant que la résistance avait pour objectif de "libérer toute la Palestine".
"La décision de Donald Trump n'a aucune valeur", a affirmé cheikh Kassem, quelques heures avant l'inauguration par les Etats-Unis de leur ambassade à Jérusalem, au risque d'enflammer la situation dans les territoires palestiniens où les heurts avaient déjà commencé lundi matin entre Palestiniens et soldats israéliens dans la bande de Gaza.
Le Hezbollah organise pour sa part, avec des organisations palestiniennes, une "Grande marche du retour" mardi après-midi près du château de Beaufort au Liban sud, à proximité de la frontière avec Israël.
Soulignant que "l'objectif actuel" de la résistance est de "libérer toute la Palestine", cheikh Kassem a ajouté: "Nous voulons que les peuples de la région créent leur propre futur, de la Méditerranée jusqu'au Golfe".Il a affirmé en outre que comme "la Syrie a toujours soutenu la Palestine, ils ont essayé de la fragmenter, afin de pouvoir encercler la Palestine", ajoutant que "les attaques contre des positions israéliennes sur les hauteurs du Golan la semaine dernière ont confirmé l'équilibre de la terreur". A la suite du tir d'une vingtaines de roquettes par les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite iranienne, depuis la Syrie vers la partie du plateau du Golan occupée par l'Etat hébreu, Israël avait mené des dizaines de frappes contre contre des cibles présentées comme iraniennes en Syrie, jeudi. L'Iran a démenti et accusé Israël d'avoir lancé des attaques contre la Syrie sous des "prétextes inventés"
La décision de M. Trump de transférer l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem rompt avec la position de la communauté internationale, l'ONU considérant que le statut de la ville sainte devra être fixé dans le cadre d'un accord entre les parties israélienne et palestinienne. Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la ville, est occupée et annexée par l'Etat hébreu, annexion non reconnue par l'ONU.
Le secrétaire général adjoint du Hezbollah a par ailleurs critiqué "certains pays arabes du Golfe qui normalisent leurs relations avec +Israël+", les qualifiant de "fardeau pour la cause palestinienne". Jeudi dernier, Bahreïn, proche allié de l'Arabie saoudite, avait affirmé, dans une déclaration historique, qu'Israël avait "le droit de se défendre" à la suite des représailles israéliennes contre les cibles présentées comme des sites militaires iraniens en Syrie.
Bahreïn est un des Etats arabes du Golfe très hostiles à l'Iran et a, comme l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, ainsi qu'Israël, appuyé la récente décision du président américain Donald Trump de se retirer de l'accord nucléaire avec Téhéran.


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