L'annonce de sa dissolution par l'organisation séparatiste basque ETA est "une bonne nouvelle pour ceux qui ont à coeur de continuer sur le chemin de la paix", a estimé mercredi Jean-Noël "Txetx" Etcheverry, qui fut l'un des artisans du processus de paix.
Pour lui cependant, "ce n'est pas la déclaration officielle d'ETA", mais un simple "courrier".
"Un journal fait état d'un courrier, j'attends qu'ETA fasse une communication pour analyser de quoi il s'agit vraiment", a-t-il souligné à l'AFP.
Ce militant altermondialiste, qui a oeuvré pour le désarmement de l'ETA à Bayonne, dans le sud-ouest de la France, le 8 avril 2017, a dénoncé cependant l'attitude du gouvernement espagnol, "qui multiplie les déclarations belliqueuses comme s'il avait du mal à admettre la réalité que tout le monde conteste".
"La lutte d'ETA est définitivement terminée et les gestes qu'attend la société basque sont ceux qui doivent venir des Etats français et espagnol pour aider à apaiser, je pense notamment aux prisonniers basques", a-t-il dit. "Il faut des gestes forts à ce niveau," a-t-il insisté.
Pour Jean-René Etchegarray (UDI, centre-droit), maire de Bayonne et autre acteur du processus de paix et du désarmement d'avril 2017, cette annonce de l'ETA est aussi "une bonne nouvelle qui va dans le sens des déclarations que nous avons constatées ces derniers temps".
"J'attache du crédit à cette lettre d'ETA parce que son contenu est conforme à ce que l'on pouvait penser et va dans le sens que l'on souhaite", a-t-il dit à l'AFP.
Mais pour lui, il faut encore attendre "que cette déclaration soit faite par le truchement des autorités internationales qui vont se réunir lors de la Conférence internationale vendredi".
Il y a dix jours, l'un des médiateurs internationaux de ce conflit vieux de 60 ans, l'ancien secrétaire général d'Interpol Raymond Kendall, avait annoncé la tenue vendredi 4 mai à Cambo-les-Bains, dans les Pyrénées françaises, d'une "conférence internationale", "primordiale" pour la paix.
"Toutes les déclarations doivent être analysées par la Conférence internationale de vérification (CIV), la même qui va se réunir à Cambo vendredi", a insisté le maire de Bayonne.
Pour sa part, le sénateur régional Max Brisson (LR, droite) a salué dans un communiqué cette "décision historique" tandis que sa collègue socialiste Frédérique Espagnac soulignait la part des élus et de la société civile qui "a amené à ce moment".
Pour lui cependant, "ce n'est pas la déclaration officielle d'ETA", mais un simple "courrier".
"Un journal fait état d'un courrier, j'attends qu'ETA fasse une communication pour analyser de quoi il s'agit vraiment", a-t-il souligné à l'AFP. Ce militant altermondialiste, qui a oeuvré pour le désarmement de l'ETA à Bayonne, dans le sud-ouest de la France, le 8 avril 2017, a dénoncé cependant l'attitude du gouvernement espagnol, "qui multiplie les déclarations belliqueuses comme s'il avait du mal à admettre la réalité que tout le monde conteste". "La lutte d'ETA est...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine