Le conglomérat dirigé par les deux fils de Donald Trump a annoncé vendredi qu'il allait saisir la justice après que le nom du président américain eut été effacé d'un hôtel de luxe au Panama dans le cadre d'un différend commercial.
"Au vue des irrégularités commises par l'administrateur judiciaire", la Trump Organization, qui gère les affaires de la famille du président américain depuis son entrée en fonction l'année dernière, va "saisir la justice afin de remettre le nom Trump sur l'hôtel mais aussi d'obtenir réparation après ces actes abusifs et illégaux", selon un communiqué.
L'homme d'affaires chypriote Orestes Fintiklis, qui possède une majorité des parts de l'hôtel Trump Ocean Club International Hotel and Tower, un complexe de luxe dans un quartier chic de Panama City, avait indiqué lundi avoir mis un terme au différend commercial l'opposant à la Trump Organization.
Selon lui, il s'agissait d'un "différend commercial qui avait dérapé", mais à présent, "ce différend a été réglé par les juges et les autorités de ce pays". Ce que nie le conglomérat de la famille Trump.
Des ouvriers ont enlevé le 5 mars le logo Trump à l'entrée du complexe estimé à 430 millions de dollars et qui se compose d'un hôtel, d'appartements luxueux, d'un casino, de boutiques, de piscines et d'une petite plage privée.
M. Fintiklis entend rebaptiser l'hôtel "The Bahia Grand" et a déjà lancé un site internet, thebahiagrand.com, permettant de faire des réservations et mentionnant "un changement de gestion".
La querelle avait éclaté le mois dernier lorsque M. Fintiklis, un investisseur basé à Miami, avait indiqué vouloir se séparer de la société de gestion avant que son contrat ne prenne fin, et rebaptiser l'immeuble.
La Trump Organization avait riposté en affirmant que M. Fintiklis violait ses engagements contractuels en tant que propriétaire, l'accusant de "fraude" et d'avoir utilisé des tactiques mafieuses pour forcer son personnel administratif à quitter le bâtiment.
L'hôtel Trump International a été inauguré en 2011 en présence de Donald Trump et de l'ancien président panaméen Ricardo Martinelli, actuellement en liberté sous caution à Miami et menacé d'extradition vers le Panama où il est accusé de corruption et d'espionnage.
Le mois dernier, le parquet de Panama avait annoncé l'ouverture d'une enquête à la suite de plaintes déposées par M. Fintiklis, selon lesquelles l'accès à l'hôtel lui avait été refusé par les membres de l'équipe de gestion.


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