Le ministre libanais de l'Education, Marwan Hamadé, a affirmé jeudi qu'il n'accepterait aucune baisse du budget du ministère qu'il dirige, alors que le gouvernement prévoit des restrictions budgétaires dans le cadre du budget national pour l'exercice 2018.
"Je n'accepterai aucune baisse du budget du ministère de l'Education, pas un seul sou", a déclaré M. Hamadé.
Mardi, le ministre libanais des Finances, Ali Hassan Khalil, avait affirmé, à l'issue d'une réunion de la commission ministérielle chargée de l'étude du budget 2018, qu'il y avait une "intention sérieuse de réduire les budgets des ministères".
Le Premier ministre Saad Hariri avait demandé à chaque institution et ministère de réduire son propre budget de 20%.
Le gouvernement est engagé dans une course contre la montre avant les conférences internationales de donateurs qui mettent la pression sur Beyrouth pour qu'il vote le budget de l'année en cours sans plus tarder.
Le Premier ministre s'est engagé à adopter le projet de budget 2018 et à le transmettre au parlement avant la tenue le 6 avril de la conférence CEDRE à Paris, selon son conseiller économique Nadim el-Mounla. Le Liban a adopté en octobre 2017, et avec dix mois de retard sur le calendrier prévu par la Constitution, sa première loi des finances après douze années passées sans budget d'Etat en raison de tensions politiques. Si cette adoption avait été saluée, notamment par les agences de notation financière, le Liban a déjà pris du retard dans le processus d'adoption du budget pour 2018.


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