Un deuxième gouverneur provincial est entré en résistance contre la présidence afghane et refuse de quitter son poste, rejoignant dans sa fronde l'homme fort du nord, Atta Mohammad Noor, a indiqué lundi son parti qui dénonce un limogeage "injustifié".
Remplacé samedi sur décision du président Ashraf Ghani et du ministère de la gouvernance locale en même temps que quatre autres gouverneurs de provinces, celui de Samangan, Abdul Karim Khudam, refuse de quitter son poste et dit attendre des consignes de son parti, le Jamiat-e-Islami.
"C'est une décision infondée et injuste qui va contre tout principe", a déclaré M. Khudam lors d'une conférence de presse dimanche soir. "Je la condamne et la rejette. J'attends une décision du Jamiat à ce sujet", a-t-il annoncé.
La province de Samangan est limitrophe de celle de Balkh, dans le nord, où Atta Mohammad Noor, également membre du Jamiat, refuse de céder son siège de gouverneur depuis le 18 décembre et entend organiser des manifestations anti-gouvernementales pour la fin du mois dans plusieurs villes du pays.
Dans un communiqué, la présidence du parti explique qu'elle "rejette le limogeage injustifié du gouverneur de Samangan" qu'elle considère comme "une mesure de plus accroissant la tension dans le pays".
Selon le président du Jamiat, le ministre des Affaires étrangères Salahuddin Rabbani, en dissidence ouverte avec la présidence, le parti devrait prochainement faire une déclaration.
Sur cinq gouverneurs remplacés, celui de Samangan, une petite province relativement calme, est le seul à s'opposer tandis que les autres ont quitté leurs postes sans résistance.
Cette nouvelle crise élargit un front anti-Ghani principalement entretenu par les leaders de la communauté tadjike contre la présidence, tenue par M. Ghani, un pachtoune.
M. Noor, gouverneur de Balkh depuis 2004, estime qu'en le limogeant M. Ghani a voulu se débarrasser d'un potentiel rival pour l'élection présidentielle de 2019.
Depuis deux mois les négociations sont au point mort et cette nouvelle crise contribue au climat délétère qui affecte le pays, confronté à une série de menaces sécuritaires.
"C'est une décision infondée et injuste qui va contre tout principe", a déclaré M. Khudam lors d'une conférence de presse dimanche soir. "Je la condamne et la rejette. J'attends une décision du Jamiat à ce sujet", a-t-il annoncé.
La province de Samangan est limitrophe de celle de...


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