La fille d'un otage britannique assassiné après avoir été détenu par une "cellule d'exécution" du groupe Etat islamique dont deux membres ont été capturés, a espéré vendredi que ces deux hommes soient jugés.
Alexanda Amon Kotey et El Shafee el-Sheikh, deux jihadistes britanniques du groupe Etat islamique, complices de "Jihadi John", ont été capturés en janvier en Syrie par une force arabo-kurde alliée de Washington, a rapporté jeudi un responsable militaire américain.
Ils faisaient partie d'un quatuor surnommé "The Beatles", accusé d'être responsable de la détention et de la décapitation d'environ une vingtaine d'otages, notamment des Occidentaux parmi lesquels les journalistes américains James Foley et Steven Sotloff et le travailleur humanitaire américain Peter Kassig.
Vendredi, le porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS), Redur Khalil, dans la ville de Amouda, dans le nord-est de la Syrie, a confirmé à l'AFP la capture de "commandants importants" de l'EI, dont Alexanda Kotey. En revanche, il a affirmé n'avoir aucune information sur le second jihadiste mentionné par le responsable américain.
Bethany Haines, dont le père David, travailleur humanitaire, a été décapité en 2014 après avoir été détenu pendant 18 mois, a déclaré espérer que la détention des deux hommes puisse aider les familles endeuillées.
"Ma première réaction a été le soulagement, de savoir enfin que les personnes impliquées dans le meurtre de mon père ont été capturées et qu'ils devront faire face à la justice", a-t-elle déclaré à la chaîne de télévision ITV.
Elle a dit souhaiter qu'ils soient "jetés dans une cellule et qu'on jette la clé".
"Ce sont des gens qui ont commis des crimes absolument ignobles et méprisables et qui ont apporté tant de souffrances", a déclaré le ministre de la Défense, Gavin Williamson, au journal The Times, se félicitant "qu'ils aient été traqués et capturés."
Selon le journal Daily Telegraph, le Royaume-Uni ne s'opposerait pas à l'extradition des deux hommes vers les Etats-Unis. Des sources ont indiqué au journal que les ministres étaient réticents à les rapatrier au Royaume-Uni .
"L'arrestation de ces hommes est extrêmement importante car très peu de hauts gradés de l'EI ont été capturés", a indiqué à l'AFP Shiraz Maher, directeur adjoint du Centre international d'étude de la radicalisation au King's College de Londres.
"Ces hommes auront des informations importantes sur le sort des otages occidentaux détenus, y compris certains toujours captifs de l'Etat islamique".


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