Le ministre libanais de la Justice, Salim Jreissati. Photo Ani
Le ministre libanais de la Justice, Salim Jreissati, a critiqué vendredi les propos du leader du courant Marada, Sleiman Frangié, qui s'en est violemment pris la veille au Courant patriotique libre (CPL), dirigé par Gebran Bassil.
"Nous ne savons pas utiliser le même langage que le député Sleiman Frangié", a écrit sur son compte Twitter M. Jreissati, secrétaire du bloc parlementaire du Changement et de la réforme, dont le CPL est la principale composante. "Maintenant, tout le monde comprend pourquoi nous avons choisi Gebran comme capitaine de route à l'ombre d'un président fort", a-t-il ajouté.
Le porte-parole des Marada, Sleiman Frangié, lui a répondu du tac au tac. "Celui qui n'utilise pas le langage de la fidélité ne peut utiliser le langage de M. Frangié", a déclaré le porte-parole. "Une telle route réclame un tel capitaine", a-t-il ajouté.
Lors de son interview dans l'émission politique Kalam en-Nass, M. Frangié avait notamment fait état "de conflits et de divergences avec le CPL, comme s'il voulait éliminer les autres et devenir hégémonique sur la scène chrétienne". Il a dénoncé le comportement "dictatorial" du parti du chef de l'Etat.M. Frangié avait présenté sa candidature à la présidence de la République face au fondateur du CPL, Michel Aoun, qui avait finalement été élu en 2016.


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