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Tractations à l'ONU sur un litige de 27 ans: le nom Macédoine

AFP
17/01/2018

La Grèce et la Macédoine ont rendez-vous mercredi aux Nations unies pour tenter de résoudre un litige qui dure depuis 27 ans concernant le nom de l'ancienne république yougoslave.

Athènes objecte à l'utilisation du nom Macédoine --qui désigne déjà une province du nord de la Grèce-- par son petit voisin des Balkans qui a accédé à l'indépendance en 1991. Un différend qui affecte les velléités de Skopje d'intégrer l'Union européenne et l'Otan.

Entrevoyant une lueur d'espoir dans les récentes déclarations des gouvernements respectifs, l'émissaire onusien Matthew Nimetz a décidé de réunir les deux parties au siège de l'ONU à New York. Une conférence de presse est prévue à 13 heures (18H00 GMT), après ces discussions.

"Je pense que les gens des deux pays sont peut-être prêts à entendre des solutions qui sont cohérentes avec les intérêts nationaux mais qui contiennent aussi un élément de compromis qui résoudrait le problème", a dit lundi à la télévision publique grecque ERT celui qui tente de mettre un terme à cette affaire depuis 1994, évoquant un "élan positif".

Pour Athènes, le fait que la Macédoine conserve ce nom suggère que Skopje nourrit une revendication territoriale sur la Macédoine grecque, où se trouvent les grandes villes portuaires de Thessalonique et Kavala.

Le nom officiel du pays des Balkans, tel qu'inscrit aux Nations unies, est Ex-république yougoslave de Macédoine (ARYM en français, FYROM en anglais). En l'acceptant comme membre de l'ONU, le Conseil de sécurité avait souligné que ce n'était qu'un nom temporaire. Il est aussi connu sous ce nom à la Banque mondiale et au Fond monétaire international.
"Macédoine du Nord" ou "Nouvelle Macédoine" font parmi des noms potentiels avancés mais les nationalistes grecs estiment qu'il ne devrait y avoir aucune référence à la Macédoine.

Le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric s'est montré prudent: "Ces discussions durent depuis assez longtemps. Ce sont des discussions délicates", a-t-il dit. "Attendons de voir ce qu'il se passe".
Le Premier ministre macédonien Zoran Zaev a estimé le 7 janvier qu'il y avait une bonne chance de régler cette dispute "d'ici la fin du premier semestre 2018". Quelques jours auparavant, le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Kotzias s'était dit "optimiste" sur une solution en 2018.
Tout compromis devrait ensuite être soumis à un référendum ou aux parlements respectifs.

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