La compagnie Virgin Trains était mercredi au coeur d'une polémique sur fond de Brexit après avoir décidé d'arrêter de vendre le tabloïd Daily Mail sur ses lignes, une décision jugée "absurde" par le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson.
C'est un mémo de l'entreprise qui a mis le feu aux poudres. "La position éditoriale du Daily Mail sur des questions telles que l'immigration, les droits des LGBT et le chômage a suscité de vives inquiétudes parmi les collègues", écrit Virgin Trains à ses employés.
"Après mûre réflexion, nous avons décidé que ce journal n'est pas compatible avec la marque (Virgin Trains) et nos convictions", conclut cette note, datée de novembre et rendue publique mardi.
Interrogée mercredi par l'AFP, l'entreprise a justifié sa décision en invoquant les faibles ventes du journal à bord de ses trains (75% d'invendus).
Conséquence: il n'est désormais plus possible d'acheter un exemplaire du tabloïd conservateur, réputé pour ses positions controversées, dans les trains de la compagnie, propriété du milliardaire britannique Richard Branson.
Le Daily Mail a réagi en dénonçant un acte de censure lié au Brexit, pour lequel il avait activement fait campagne.
Le tabloïd, un des journaux les plus vendus au Royaume-Uni, souligne également que les trois titres qui restent en vente dans les trains (Daily Mirror, Financial Times et Times) sont eux "pro-maintien" dans l'UE, tout comme M. Branson lui-même.
"Ce n'est peut-être pas une coïncidence", insiste-t-il.
Le journal a reçu le soutien du champion du Brexit Boris Johnson, qui, sur Twitter, a jugé mercredi la décision de Virgin Trains "absurde", "prétentieuse" et "erronée".
Downing Street a également apporté son écot à la polémique en faisant savoir que Theresa May avait toujours était "claire sur l'importance d'une presse libre pour notre démocratie".
L'organisation Stop Funding Hate, qui milite pour que les annonceurs cessent de financer les publications encourageant la "haine" et la "division", a au contraire salué la décision de la compagnie ferroviaire.
Stop Funding Hate avait participé l'an dernier à une campagne sur les réseaux sociaux qui avait poussé Paperchase, une entreprise de papeterie, à couper les ponts avec le Daily Mail.
"Le Daily Mail est libre d'imprimer ce qu'il veut, dans le respect de la loi", souligne l'organisation. Mais Virgin Trains est également "libre de choisir les journaux" qu'elle propose à ses clients.
"Après avoir reconnu que la couverture médiatique du Daily Mail va à l'encontre de ses valeurs, nous espérons que Virgin s'engagera désormais publiquement à mettre fin à ses annonces dans ce journal", ajoute-t-elle.
C'est un mémo de l'entreprise qui a mis le feu aux poudres. "La position éditoriale du Daily Mail sur des questions telles que l'immigration, les droits des LGBT et le chômage a suscité de vives inquiétudes parmi les collègues", écrit Virgin Trains à ses employés."Après mûre réflexion, nous avons décidé que ce journal n'est pas compatible avec la marque (Virgin Trains) et nos convictions", conclut cette note, datée de novembre et rendue publique mardi.Interrogée mercredi par l'AFP, l'entreprise a justifié sa décision en invoquant les faibles ventes du journal à...


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