Six suspects, dont deux mineurs, ont été arrêtés pour violence publique à la suite des émeutes qui ont éclaté en mars à Rotterdam (ouest) après le refus des Pays-Bas d'accueillir sur leur sol deux ministres turcs, a annoncé vendredi le parquet.
"Un des suspects est également poursuivi pour tentative de coups et blessures, cet homme de 36 ans est soupçonné d'avoir frappé un agent de police à la tête", a indiqué le ministère public dans un communiqué.
Des émeutes avaient éclaté le 11 mars aux alentours du consulat de Turquie dans la ville portuaire de Rotterdam. Des manifestants s'y étaient rassemblés pour protester contre l'interdiction faite à l'avion du ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu de se poser sur le sol néerlandais.
Le chef de la diplomatie turque devait s'exprimer en faveur du président Recep Tayyip Erdogan lors d'un meeting organisé pour la communauté turque à Rotterdam à l'occasion de la campagne du référendum sur le renforcement des pouvoirs présidentiels.
En réaction à cette interdiction, la ministre turque de la Famille Fatma Betül Sayan Kaya avait, quelques heures plus tard, rejoint Rotterdam en voiture depuis l'Allemagne.
Bloquée à quelques mètres du consulat, elle avait été raccompagnée à la frontière allemande par les autorités néerlandaises qui lui avaient répété qu'elle n'était "pas la bienvenue".
Après quelques heures d'un rassemblement calme mais tendu, la police avait dispersé les manifestants à l'aide de canons à eau, de chevaux, de chiens et de fourgonnettes.
"Un groupe de personnes s'est dressé contre la police présente et l'a bombardée de pierres et de pavés, entre autres", a précisé le communiqué.
La police et le ministère public ont alors entamé une vaste enquête portant sur les infractions pénales commises cette nuit-là, a ajouté le parquet.
Quelques semaines plus tard, quatorze photos de suspects ont été publiées sur le site de la police néerlandaise et utilisées dans des programmes de recherches, ce qui a permis l'arrestation de six d'entre eux.
L'incident avait provoqué une crise diplomatique dont l'ombre plane toujours entre Ankara et La Haye.
Mais dans un entretien publié jeudi, le président turc a exprimé l'espoir de meilleures relations avec l'Union européenne, en particulier l'Allemagne, après une année tendue.
M. Erdogan a assuré qu'il n'y avait "aucune raison" pour lui de ne pas se rendre en Allemagne et aux Pays-Bas, avec lesquels Ankara a eu des échanges acrimonieux.
"Un des suspects est également poursuivi pour tentative de coups et blessures, cet homme de 36 ans est soupçonné d'avoir frappé un agent de police à la tête", a indiqué le ministère public dans un communiqué.Des émeutes avaient éclaté le 11 mars aux alentours du consulat de Turquie dans la ville portuaire de Rotterdam. Des manifestants s'y étaient rassemblés pour protester contre l'interdiction faite à l'avion du ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu de se poser sur le sol néerlandais.
Le chef de la diplomatie turque devait s'exprimer en faveur du...


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