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Pétrole offshore : constitution de trois nouvelles commissions parlementaires

Liban
OLJ
12/12/2017

Les commissions parlementaires mixtes, réunies mardi au Parlement libanais, ont décidé de constituer trois commissions ad hoc afin d'étudier les propositions de lois relatives à l'exploitation des ressources énergétiques, notamment offshore. Cette séance a été marquée par de nombreuses tensions entre les députés, certains souhaitant une étude plus approfondie des textes proposés, d'autres soutenant les propositions du ministre de l’Énergie, César Abi Khalil.

Parmi les propositions de lois qui doivent être étudiées par les commissions parlementaires nouvellement créées se trouve la loi sur les ressources pétrolières onshore, la création d'un fonds souverain libanais, la création d'une société nationale pour le pétrole et l'établissement d'une direction générale pour le pétrole au sein du ministère des Finances.

Lors de la réunion, le député Serge Ter Sarkissian (Courant du Futur) a affirmé que "les réunions parlementaires mixtes sont une perte de temps" car elles traitent de "projets qui ne verront peut-être pas le jour, et de lois qui n'ont pas été bien étudiées et qui sont obscures". "La priorité devrait être donnée aujourd'hui au dossier des déchets, qui pose un risque bien réel", a-t-il ajouté. 

Le Liban avait connu, de juillet 2015 à mars 2016, une crise des déchets de grande ampleur. Pour résoudre cette crise, un plan gouvernemental avait été adopté, prévoyant notamment l'établissement de deux décharges mais, malgré ce plan, les déchets ménagers se retrouvent amoncelés dans certains quartiers de Beyrouth où ils sont régulièrement incinérés par les habitants.

Le ministre de l’Énergie a rétorqué que "les Libanais méritent une meilleure organisation du secteur du pétrole et de ses revenus". "Il faut que ce secteur soit organisé avec le plus haut niveau de transparence et de professionnalisme", a-t-il souligné. "Aucune loi ne sera votée sans l'accord des pôles politiques", a-t-il toutefois assuré.

"En tant que députés, nous allons coopérer avec le gouvernement car nous cherchons à obtenir des positions unifiées", a expliqué pour sa part le député Mohammad Kabbani.

Un consortium composé de deux opérateurs, le géant français Total et l'italien Eni, et d'un non-opérateur, la compagnie russe Novatek, avaient soumis le 12 octobre à l'Autorité de l'énergie (LPA) deux offres distinctes pour le bloc 4 (au centre) et le bloc 9 (au sud) de la Zone économique exclusive (ZEE) libanaise. La LPA avait déjà soumis, il y a plus de deux semaines, son évaluation et ses recommandations sur les deux offres au ministre de l'Énergie. Ce dernier les avait approuvées et était sur le point de les transmettre au Conseil des ministres, afin d'obtenir un accord préalable du gouvernement avant de commencer les négociations avec le consortium. Le processus prévoit également qu'une fois ces négociations abouties, le Conseil des ministres devrait autoriser le ministre de l'Énergie à signer les contrats d'exploration et de production avec le consortium.

Il reste que le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, a annoncé que le dossier du pétrole ne figurera pas à l'ordre du jour du Conseil des ministres prévu jeudi au palais présidentiel.

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