Le gouvernement vénézuélien de Nicolas Maduro et l'opposition doivent reprendre vendredi le dialogue en République dominicaine, pour tenter de trouver une solution à la grave crise politique et économique qui secoue le pays pétrolier.
Les deux camps ont tenté sans succès à trois reprises de se rapprocher depuis 2014, alors que le Venezuela a été ruiné par l'effondrement des cours du brut et que le chavisme concentre la quasi-totalité des pouvoirs.
Comme conditions au dialogue, la Table pour l'unité démocratique (MUD), vaste coalition d'opposition, réclame la mise en place d'"un canal humanitaire" afin d'importer aliments et médicaments, frappés d'une sévère pénurie, ainsi que des "conditions équitables" pour l'élection présidentielle de 2018.
De son côté, le président Maduro exige de la MUD qu'elle appelle à la fin des sanctions des Etats-Unis, qui ont interdit à leurs citoyens et banques de négocier tout accord avec Caracas ou le groupe pétrolier d'Etat PDVSA, afin de dénoncer la radicalisation du gouvernement socialiste.
"La politique est un élément fondamental, mais ce qui va dicter le rythme de la négociation, c'est l'économie", explique à l'AFP Luis Vicente Leon, président de la société de sondages Datanalisis. Le gouvernement "ne s'assoit pas à la table (du dialogue) par pression politique, mais par pression économique, car il fait face à une violente crise et à des sanctions internationales qui réduisent sa marge de manoeuvre".
Les ministres des Affaires étrangères du Mexique, du Chili, de Bolivie, du Nicaragua et de Saint-Vincent-et-les-Grenadines accompagneront le dialogue, qui reprend alors que le président Maduro tente de renégocier la dette extérieure du pays, estimée autour de 150 milliards de dollars. Le Venezuela est déjà considéré comme étant en défaut de paiement partiel par plusieurs agences de notation.
Les négociations, qui auront lieu jusqu'à samedi, surviennent au lendemain de l'annonce, par le vice-président Tareck El Aissami, que Nicolas Maduro sera candidat à sa réélection l'an prochain.
Selon plusieurs analystes et des membres de l'opposition, l'élection prévue en décembre 2018 pourrait être avancée au premier trimestre, le gouvernement souhaitant profiter des divisions au sein de la MUD et se maintenir au pouvoir avant que la crise économique s'aggrave.
"Ce serait une opération type Pearl Harbor: une attaque par surprise", estime le politologue Luis Salamanca. Le chavisme "pourrait même organiser (le scrutin) en janvier ou février. Cela doit être un point des négociations pour l'opposition: fixer une date et des conditions claires", ajoute-t-il.
Les deux camps ont tenté sans succès à trois reprises de se rapprocher depuis 2014, alors que le Venezuela a été ruiné par l'effondrement des cours du brut et que le chavisme concentre la quasi-totalité des pouvoirs.
Comme conditions au dialogue, la Table pour l'unité démocratique (MUD), vaste coalition d'opposition, réclame la mise en place d'"un canal humanitaire" afin d'importer aliments et médicaments, frappés d'une sévère pénurie, ainsi que des "conditions équitables" pour l'élection présidentielle de 2018.
De son côté, le président Maduro exige de la MUD qu'elle appelle...


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