Un ténor de l'opposition koweïtienne, Moussallam al-Barrak, trois députés islamistes et 63 autres Koweïtiens ont été condamnés lundi en appel à des peines allant d'un à sept ans de prison pour avoir envahi le Parlement en 2011.
Toutes ces personnes avaient été acquittées par un tribunal de première instance il y a deux ans, a rappelé à l'AFP un avocat de la défense, Me Youssef al-Harbach.
Mousallam al-Barrak, un nationaliste, a écopé de sept ans de prison ferme, tout comme les députés islamistes Walid Tabtabai et Jamaan al-Harbach. Un autre député islamiste, Mohammed al-Matir, a été condamné à un an de prison. Les autres prévenus ont été condamnés à des peines allant d'un à sept ans d'emprisonnement.
Toutes ces personnes étaient poursuivies pour violences contre les forces de l'ordre lors de l'invasion du siège du Parlement pour demander la démission du Premier ministre de l'époque, cheikh Nasser Mohammed Al-Sabah, accusé de corruption et qui a fini par démissionner.
Moussalam al-Barrak avait fini le 21 avril de purger une peine de deux ans pour "insulte" à l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, une accusation dans une autre affaire qu'il a toujours niée.
Me Youssef al-Harbach a indiqué à l'AFP avoir introduit une requête pour suspendre l'application des peines prononcées.
Il a précisé qu'il allait demander ensuite l'annulation de ces condamnations pour vice de forme en soutenant que les accusés n'ont pas bénéficié, en appel, de l'assistance d'avocats.
Pour sa part, le constitutionnaliste Mohammed al-Faïli a rappelé que la justice n'avait pas besoin d'obtenir la levée de l'immunité des députés pour les juger, lorsqu'elle décide de le faire pendant les vacances parlementaires, ce qui a été le cas pour les trois élus islamistes condamnés.
Il a écarté la possibilité d'une dissolution du Parlement, soulignant que l'assemblée peut tout simplement évincer les trois députés condamnés et les remplacer en organisant des élections partielles.
Toutes les personnes condamnées font partie ou sont des sympathisants de l'opposition qui demande des réformes politiques et une lutte plus efficace contre la corruption, tout en se retenant de contester la légitimité de la famille Al-Sabah, qui gouverne le Koweït depuis 250 ans.
En raison des disputes à répétition entre l'opposition et le gouvernement, le Parlement a été dissous à sept reprises depuis 2006, une instabilité qui pèse sur l'économie de ce riche pays pétrolier.
Toutes ces personnes avaient été acquittées par un tribunal de première instance il y a deux ans, a rappelé à l'AFP un avocat de la défense, Me Youssef al-Harbach.
Mousallam al-Barrak, un nationaliste, a écopé de sept ans de prison ferme, tout comme les députés islamistes Walid Tabtabai et Jamaan al-Harbach. Un autre député islamiste, Mohammed al-Matir, a été condamné à un an de prison. Les autres prévenus ont été condamnés à des peines allant d'un à sept ans d'emprisonnement.
Toutes ces personnes étaient poursuivies pour violences contre les forces de l'ordre lors de...


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