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Procès Zarrab : Ankara dénonce un "complot contre la Turquie"

Le gouvernement turc a qualifié lundi de "complot contre la Turquie" le procès aux Etats-Unis d'un homme d'affaires turco-iranien accusé d'avoir violé les sanctions contre l'Iran, ajoutant que celui-ci était retenu en "otage" par la justice américaine.

"Ce procès, nous le disons clairement, est politique et n'a aucun fondement juridique. C'est un complot contre la Turquie", a déclaré le vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement turc Bekir Bozdag.

Reza Zarrab, un homme d'affaires turco-iranien, a été arrêté l'an dernier aux Etats-Unis et son procès doit s'ouvrir fin novembre à New York. Il est accusé, avec un banquier turc, Mehmet Hakan Atilla, d'avoir violé l'embargo contre l'Iran.

Cette affaire a contribué à tendre davantage les relations déjà houleuses entre Ankara et Washington, et la nervosité ne cesse de monter en Turquie à l'approche de ce procès qui pourrait donner lieu à des révélations explosives.

En décembre 2013, M. Zarrab avait été arrêté en Turquie dans le cadre d'un retentissant scandale de corruption visant le cercle rapproché de M. Erdogan. La justice turque lui reprochait de s'être livré à un trafic illicite d'or avec l'Iran, facilité par des ministres du gouvernement islamo-conservateur d'Ankara.

Les charges avaient été abandonnées et les procureurs dirigeant l'enquête écartés, M. Erdogan qualifiant l'affaire de complot ourdi par le prédicateur Fethullah Gülen, qui est également désigné par Ankara comme le cerveau du putsch manqué l'an dernier, ce qu'il nie.

Mais l'arrestation de M. Zarrab aux Etats-Unis a exhumé cette affaire que le pouvoir turc croyait enterrée.  Le procès de MM. Zarrab et Atilla doit s'ouvrir la semaine prochaine à New York, et la sélection des membres du jury doit commencer lundi.

Alors que des médias américains ont rapporté que M. Zarrab coopérait avec la justice, les dirigeants turcs ont lancé depuis quelques jours une virulente campagne de dénigrement des procureurs en charge de l'enquête aux Etats-Unis.

"Ceux qui supervisent ce procès exercent très clairement une pression sur les prévenus. Ils sont pour ainsi dire retenus en otage là-bas (aux Etats-Unis)", a ainsi déclaré M. Bozdag lors d'une conférence de presse à Ankara. "Ils essaient de les contraindre à calomnier l'Etat de la République turque, son gouvernement, ses institutions", a-t-il ajouté.

Le gouvernement turc rejette en bloc toute violation des sanctions avec l'Iran, et affirme que le procès qui s'ouvrira aux Etats-Unis n'est qu'une répétition de l'affaire judiciaire de 2013 en Turquie, pilotée en sous-main par le prédicateur Gülen.

Le gouvernement turc a qualifié lundi de "complot contre la Turquie" le procès aux Etats-Unis d'un homme d'affaires turco-iranien accusé d'avoir violé les sanctions contre l'Iran, ajoutant que celui-ci était retenu en "otage" par la justice américaine.
"Ce procès, nous le disons clairement, est politique et n'a aucun fondement juridique. C'est un complot contre la Turquie", a déclaré le vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement turc Bekir Bozdag.
Reza Zarrab, un homme d'affaires turco-iranien, a été arrêté l'an dernier aux Etats-Unis et son procès doit s'ouvrir fin novembre à New York. Il est accusé, avec un banquier turc, Mehmet Hakan Atilla, d'avoir violé l'embargo contre l'Iran.
Cette affaire a contribué à tendre davantage les relations déjà houleuses entre Ankara et Washington, et la nervosité ne...