Une militante politique et sociale argentine controversée, Milagro Sala, a été une nouvelle fois arrêtée samedi après avoir passé 20 mois en détention préventive puis quelques semaines en résidence surveillée, a annoncé son avocate.
Milagro Sala avait été placée en résidence surveillée le 31 août, sur décision de la justice de la province de Jujuy, dans le nord-ouest de l'Argentine, qui avait alors cédé à la pression internationale. L'ONU, Amnesty International et d'autres organisations estimaient que cette proche de l'ex-présidente Cristina Kirchner était injustement détenue.
L'avocate de Milagro Sala, Elizabeth Gomez Alcorta, a déclaré samedi à l'AFP que sa cliente avait de nouveau été arrêtée et incarcérée à Jujuy, sous l'accusation de détournement de fonds. Son placement en résidence surveillée avait été révoqué par la justice fin septembre.
Milagro Sala, âgée de 53 ans, s'emploie à défendre la cause des Indiens et des populations pauvres de la région de Jujuy, voisine de la Bolivie. Elle avait été emprisonnée en janvier 2016, inculpée de détournement de fonds pour un montant d'environ 45 millions d'euros. Elle est également citée dans d'autres affaires.
Dirigeante de l'organisation politique et sociale controversée Tupac Amaru, la militante se dit victime de persécutions de la part de son vieil adversaire en politique, le gouverneur de la province de Jujuy, Gerardo Morales, un allié du président de centre droit Mauricio Macri.
Pendant les mandats de Nestor Kirchner (2003-2007) et Cristina Kirchner (2007-2015), elle bénéficiait d'une grande influence, car elle recevait de l'argent public pour mener à bien des programmes sociaux à Jujuy.
Critiqué pour son inaction, le gouvernement argentin s'est tenu à l'écart de cette affaire, mettant en avant le fait qu'en vertu du fédéralisme en vigueur en Argentine, il ne pouvait s'ingérer dans le fonctionnement de la justice d'une province.
Milagro Sala avait été placée en résidence surveillée le 31 août, sur décision de la justice de la province de Jujuy, dans le nord-ouest de l'Argentine, qui avait alors cédé à la pression internationale. L'ONU, Amnesty International et d'autres organisations estimaient que cette proche de l'ex-présidente Cristina Kirchner était injustement détenue.L'avocate de Milagro Sala, Elizabeth Gomez Alcorta, a déclaré samedi à l'AFP que sa cliente avait de nouveau été arrêtée et incarcérée à Jujuy, sous l'accusation de détournement de fonds. Son placement en résidence surveillée...


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